Je suis entourée de personnes qui souffrent du syndrome du sauveur.

Le syndrome du sauveur c’est un peu la bête noire de toutes les personnes sensibles.

On a tendance à ressentir les besoins de l’autre et à vouloir aider cette personne.

On se met donc sans cesse dans la position du sauveur.

L’avantage, c’est que c’est un bel effet miroir pour me montrer quand moi aussi j’agis de cette manière.

Quand moi aussi je décide de passer en mode sauveuse.

Que j’enclenche ma machine à aide.

Ça me permet aussi de voir les limites de ce rôle et d’essayer de m’en protéger un maximum.


Je vois autour de moi des personnes qui donnent énormément.

Qui veulent toujours aider encore plus.

Elles cherchent à tout prix à se rendre utile aux autres.

C’est une belle qualité.

Sauf quand c’est dans l’excès.

Je me rends compte comme cela peut être épuisant.

Je regarde ces personnes culpabiliser de ne pas pouvoir faire plus.

Se donner à 1000% sans arrêt.

Même en étant épuisé et fatigué.

Elles préfèrent dormir 3h par nuit que de dire « non ».

Aider c’est beau.

Être altruiste c’est une magnifique valeur.

Mais il faut aussi se protéger.

Si on est épuisé, au bout du rouleau, on ne plus donner.


Il faut donc apprendre à se ménager.

À accepter que l’on ne peut pas sauver le monde tout entier.

Que parfois il faut se faire passer au premier plan et refuser une énième demande.

Même si cela nous tient à coeur d’aider, il faut accepter que parfois ce soit tout simplement trop.

Le syndrome du sauveur peut être destructeur.

C’est important d’en être conscient et faire attention à soi.

De respecter ses propres besoins et de prendre du temps pour se reposer.

Être épuisé n’aide personne.


Tu es peut-être aussi dans cette situation.

Tu es toujours l’ami qu’on appelle quand ça ne va pas trop.

L’épaule pour pleurer.

Tu t’entiches toujours des personnes en grosse demande affective.

Qui ont des lourdes blessures et qui ont besoin d’aide.

Tu te retrouves souvent dans des situations pas possibles pour aider les autres.

Même si cela te coûte et que c’est à tes dépens.

Tu aides, tu aides, tu aides sans cesse.

Mais est-ce que tu aides vraiment ?

Je vais te dire une chose : parfois non.

Il arrive qu’être le sauveur ne soit pas la bonne solution.

Ni pour toi, ni pour la personne que tu penses aider.


Il y a quelque temps, je me suis rendu compte de certaines choses.

Premièrement, j’avais toujours le rôle de la sauveuse parce que je l’acceptais.

Pire, ce rôle était devenu une partie importante de moi.

Une base dans toutes mes relations.

Je me plaignais souvent d’attirer que des relations comme ça.

J’avais l’impression que les gens venaient toujours me parler de leurs problèmes.

Qu’ils attendaient une aide de ma part.

Qu’ils profitaient parfois même de moi.

Et ça me rendait assez malheureuse.

Puis j’ai compris.

J’ai compris que c’était en grande partie ma faute.

D’ailleurs ça l’est toujours quand je me remets dans ce type de situation.

Dans ces moments-là, j’accepte de prendre le rôle de la sauveuse.

De vouloir aide à tout prix.

Même si on ne m’a rien demandé.


La plupart du temps, les gens ne nous demandent rien.

C’est notre réaction qui guide nos comportements.

Si je suis la sauveuse, c’est que je le décide.

Que je me l’impose à moi-même.

Alors oui, cela part d’un bon sentiment.

J’ai envie d’aider.

Mais en réalité, ce n’est pas toujours la bonne réponse.

D’ailleurs, ce n’est jamais la bonne réponse de vouloir sauver les autres.

C’est un poids trop lourd pour la plupart des gens.

Pire, c’est leur envoyer des signaux qui disent : « tu ne vas pas y arriver tout seul, tu as besoin de moi ».

C’est les empêcher de se responsabiliser.


J’ai compris que je devais arrêter de m’imposer ce rôle.

Que je peux aider si on me le demande et que je suis disponible.

Mais que je peux aussi juste être une amie présente, une oreille qui écoute, une présence réconfortante.

Je n’ai pas à prendre les problèmes des autres sur mes épaules.

Et toi non plus.

La plupart des gens ne veulent pas quelqu’un qui les aide à outrance.

Ils finissent par les trouver indiscrets, envahissants.

Parce que c’est le problème avec le syndrome du sauveur.

On finit par trop s’infiltrer dans la vie des gens.

En leur donnant des conseils qui ressemblent trop souvent à des ordres.

À la fin, c’est anxiogène pour nous et pour les autres.


Il faut apprendre à rester à sa place.

À ne pas vouloir trop en faire (même si cela part d’un bon sentiment).

À ne pas aller au-devant des problèmes des gens.

Il faut les laisser venir à nous et se positionner par la suite.

À la fois par rapport à nos propres besoins.

Et par rapport aux attentes de la personne.

C’est important de ne pas prendre les choses trop à coeur.

De ne pas s’impliquer trop personnellement (surtout quand on est sensibles).

Il faut comprendre que le plus important c’est de se protéger soi-même.

Que l’on ne peut pas aider les autres, si l’on se laisse trop happer par ses sentiments.

Si l’on ne se protège pas un minimum.

Aider, ce n’est pas agir à la place de l’autre.

Ce n’est pas prendre tous ses problèmes et ses responsabilités sur nos épaules.

Ni vouloir « sauver » la personne à tout prix, même si elle ne fait rien pour aller mieux.

Parfois c’est ainsi, on ne peut rien faire d’autre qu’être simplement présent.


Il faut accepter son impuissance.

Comprendre que la personne doit faire son propre chemin personnel.

Qu’elle doit prendre conscience de ce qui se joue en elle et autour d’elle.

Qu’elle doit se responsabiliser.

C’est essentiel de lâcher prise.

Je sais que ce n’est pas évident, mais c’est nécessaire.

Pour avoir dans sa vie des relations plus saines.

Où l’on n’est pas toujours l’ami qui « sauve ».

Celui qui est toujours au-devant des problèmes des autres.

Chaque personne a en elle les ressources pour évoluer.

Pour sortir de situations difficiles.

Elle n’a pas besoin de quelqu’un qui la « sauve ».

Mais de quelqu’un qui l’accompagne, qui est présent.


Si elle a besoin de plus d’aide, elle te le demandera.

Si tu veux l’aider encore plus et que tu ressens que tu as vraiment l’énergie pour, tu peux.

Mais si tu ressens que c’est malgré toi et que tu n’en as pas réellement l’envie ou la capacité, dis-le simplement.

Si la personne ne le comprend pas sur le moment, cela viendra avec le temps.

Rien ne sert de culpabiliser, tu dois comprendre que tu agis dans ton intérêt et que c’est une bonne chose.

Le syndrome du sauveur n’est pas une fatalité.

C’est important que tu comprennes cela.

Être le sauveur est un rôle que l’on s’impose.

Et tu peux choisir à tout moment d’arrêter d’être toujours la personne qui « sauve ».

Pour avoir des relations plus saines et équilibrées.

Où tu te sens respecté et apprécié en tant que personne.

Et non en tant que simple « aide » pour aller mieux.


Si tu veux recevoir chaque semaine un email exclusif , je t’invite à t’inscrire au Daily Lama pour recevoir des emails privés exclusifs.

Abonnes-toi ci-dessous 👇

🔒 100% sécurisé – Les emails sont gratuits, vos informations resteront privées et vous restez libre de vous désinscrire à tout moment en 1 clic.

Tu veux garder cet article le syndrome du sauveur ? Épingle-le !

syndrome sauveur 683x1024 - Comment gérer le syndrome du sauveur ?

Crédit photo : unsplash