insatisfaits

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous ma réflexion, sur un de nos mode de fonctionnement. En effet, en observant mes propres réactions et les comportements d’autrui, j’ai pu remarqué à plusieurs reprises des similitudes intéressantes. Le sujet que je veux donc aborder aujourd’hui avec vous, c’est celui de notre capacité à être éternellement insatisfait. Alors, sommes-nous des éternels insatisfaits ?

D’abord, commençons par le commencement, qu’est-ce que pour moi l’insatisfaction ? Selon moi, être insatisfait c’est avant tout ressentir en soi, en son for intérieur, une sensation d’inaboutissement, d’inachèvement. Si nous nous arrêtons sur la terminologie de ce mot, insatisfait tire sa racine du mot “satisfait”, que l’on peut rapprocher du terme “comblé”. Être insatisfait, ce serait alors être in-comblé et incomplet.

Nous pouvons ressentir des sentiments d’insatisfaction dans de nombreuses situations. Effectivement, l’insatisfaction provient le plus souvent d’un résultat, d’un achèvement qui n’est pour nous pas assez concluant, pas assez grand.

Pour expliquer cela, prenons pour exemple un cas très simple. Nous avons comme objectif de gagner une course à pied et nous investissons beaucoup de notre temps et de notre énergie, afin de s’entrainer. Pourtant malgré tous nos efforts investis, nous finissons non pas dans les premiers, mais dans les derniers, notre insatisfaction sera à la hauteur de notre déception. En effet, plus on s’investit dans une action, plus nos espoirs sont grandissants.

Pour voir cela d’une manière plus mathématique, nous pouvons comparer cela à une équation. Plus les composants de départ seront complexes, plus l’équation nous demandera des gros investissements en temps et en motivation. Ainsi, plus l’équation est difficile à résoudre, plus nous allons avoir tendance à perdre en détermination et à relâcher nos investissements. Bien que cette réaction soit totalement banale, elle est avant tout normale.

En effet, la vie nous confronte très régulièrement à ce genre de situation. Elle nous fournit chaque jour des équations, et nous sommes alors à même ou non, de prendre la décision d’amener des solutions de résolution à la question. Une fois que nous avons réussis à résoudre nos équations, nous atteignons alors un stade important de satisfaction. Bien sûr, plus l’équation est difficile à solutionner, plus nous nous sentons remplit d’une certaine fierté. Au contraire, plus nous échouons, plus nous nous culpabilisons et nous dévalorisons.

Personnellement, je pense que le résultat que nous obtenons est donc totalement dépendant de notre investissement dans l’action. En gros, moins nous en faisons, moins nous y gagnerons ! Sommes-nous alors totalement responsable de notre insatisfaction ? Sommes-nous les créateurs de notre douleur ? Si nous suivons la logique que je mets en place depuis le début de cet article, nous pouvons en effet répondre avec affirmation à ces questions.

Une nouvelle question se pose alors à moi. L’échec est-il obligatoirement source d’insatisfaction ? Ne peut-on justement pas le rechercher, dans un but de progrès ?

En effet, je pense que nous pouvons déjà établir deux faits qui me semble évidents.

  1. Nous ne pouvons pas tout réussir.

L’échec est obligatoire nécessaire au développement de notre vie. Effectivement, si nous nous mettons à observer plus en détail les modes de fonctionnements humains, nous pouvons rapidement nous rendre compte, que c’est justement échouer qui nous permet d’avancer. Je suis intimement convaincu que le meilleur apprentissage dont nous pouvons bénéficier, c’est celui que nous arrivons à tirer de nos échecs, de moments de détresse. C’est dans la difficulté que nous nous forgeons le plus, que nous développons au maximum nos capacités d’adaptation et de réflexion. Malgré ce que l’on veut nous faire croire, personne est parfait et réussit tout du premier coup. Nous avons tous des facilités et des difficultés dans certains domaines, le plus important est simplement de savoir les identifier !

  1. L’échec est le résultat de notre perception.

En effet, demandons qu’est-ce qu’en réalité l’échec ? N’est-ce pas une simple perception de notre esprit ? Nous avons tous une vision différente des choses et ce qui va être un échec pour l’un, ne le sera pas obligatoirement pour l’autre. Ce que nous établissons alors sous le nom “d’échec”, n’est en réalité qu’une simple projection de notre ressentie sur la situation. Évidemment, ce ressenti nous est complètement propre et est indépendant à chaque être. Nous ne pouvons donc jamais réellement établir un jugement définitif sur un résultat, car cela inclut un nombre de variables trop importants et des modes de perceptions trop différents.

Après avoir développé ces deux points capitaux, je pense que nous pouvons établir deux conclusions.

Premièrement, notre insatisfaction est le résultat de notre propre perception, ce qui signifie qu’elle est complètement dépendante de nos émotions. Si nous prenons en compte que nos sentiments et nos émotions changent continuellement, notre insatisfaction n’a donc plus de réels fondements. Nous pouvons alors nous questionner sur la véracité et la légitimité de nos comportements face aux événements. Sommes-nous réellement à même d’établir ce qui est bon pour nous et ce qui ne l’est pas ? Pouvons-nous légitimement nous permettre de juger les comportements d’autrui, tout en sachant que toutes nos réflexions sont basées sur notre propre perception ? Personnellement, j’en suis pour l’instant à cette étape de ma réflexion et j’ai envie de vous dire que non.

Deuxièmement, si nous poursuivons dans l’idée que nous sommes moteur de notre insatisfaction, nous pouvons donc penser que nous sommes aussi moteur de notre satisfaction. À ce moment-là, l’insatisfaction ne perd t-elle pas tout son sens ?

Si nous pouvons consciemment choisir d’être satisfait de nos résultats, de ce que l’on a, pourquoi passerions-nous notre vie à nous complaindre dans l’insatisfaction ? Si nous suivons cette logique, il me semble alors clair, que nous sommes les propres créateurs de notre malheur.

Réfléchissons maintenant ensemble sur les raisons les plus communes de notre insatisfaction.

Je pense pouvoir en établir trois, c’est celles qui me semble les plus courantes.

  1. Nos attentes envers nous mêmes.

Nous sommes aujourd’hui dans un monde, où nous plaçons la barre toujours plus haute. Nous voulons être le meilleur, le plus riche, le plus fort. La société est bien sûr motrice de ce type de comportement. Que ce soit à l’école, à la maison, dans nos activités, ou encore dans le monde du travail, cette course à la réussite est devenue pour la plupart d’entre nous  capitale. Tout ne devient plus qu’une question d’utilité, d’efficacité et de productivité. Dans cette course frénétique “au mieux”, nous finissons par en oublier nos propres valeurs et ce qui est réellement important pour nous. Nous sommes de moins en moins bienveillant et compréhensif envers nous-même, car nous nous laissons emporter plus ou moins consciemment, dans un tourbillon de recherche de la perfection. Ainsi, le problème n’est absolument pas que nous mettions la barre plus haute, mais bien, que la plupart du temps, nous n’agissons pas dans la même direction. Nous élevons nos attentes envers nous-mêmes, mais simultanément, nous restons cantonnés sur nos positions. Pour différentes raisons, nous ne sommes pas toujours dans un état d’esprit de changement, de développement et il faut donc aussi savoir accepter ce type de réaction. Savoir baisser nos attentes envers nous-même, c’est aussi accepter de ne pas être parfait et d’avoir le droit de se tromper ou d’échouer. À partir du moment où nous voyons toutes nos expériences, qu’elles soient positives ou négatives, comme des opportunités d’apprentissage et de constante amélioration, nous n’avons plus de réelle raison d’être dans l’insatisfaction face à nous-même !

  1. Nos attentes envers les autres.

En effet, nous investissons beaucoup de nos attentes dans les comportements d’autrui. Nous passons notre vie à espérer que l’autre agisse comme nous le souhaitons, comme nous l’imaginons. Pourtant, nous pouvons très régulièrement remarquer, que les réactions des autres ne sont jamais celles que l’on espérait. Dans ces moments-là, nous nous sentons déçus, blessés et désemparés par la situation. Ainsi, plus l’autre nous déçoit, plus nous augmentons notre jauge d’attentes envers l’autre et plus, nous rentrons dans cette boucle d’éternel insatisfaction. Malheureusement, c’est un processus long et douloureux, qui ne prend jamais fin.

Effectivement, si nous ne décidons pas consciemment de ne plus rien attendre de l’autre, nous allons passer notre vie à attendre des choses qui n’arriveront sans doute jamais. Les autres n’ont pas les mêmes modes de réflexion que nous, ils n’ont pas notre passé, notre caractère. Selon ces différentes variables, il est alors très difficile de prévoir les différents comportements. Nous avons un taux relativement important d’erreur dans nos prédictions. Par conséquent, espérer de l’autre ce que l’on voudrait qu’il soit, n’amène que rarement à des beaux résultats. En effet, très peu de personnes acceptent de changer ou de se comporter d’une telle manière pour faire plaisir à autrui. La plupart du temps, nous changeons pour nous même ou nous ne changeons pas.

Ainsi, ne plus rien attendre de l’autre serait-il la solution ? Ne plus nous nous nourrir à coup d’espoirs, deviendrait alors une vraie bénédiction ! Si nous passerions beaucoup moins de temps à espérer ce que l’on voudrait voir arriver, nous aurions beaucoup plus temps pour profiter de l’instant présent. À partir du moment où ne nous formulons plus d’attentes envers l’autre, nous avons beaucoup moins de chance d’être déçus et insatisfait de leurs actions.

  1. Les espoirs que l’on place dans la vie.

Dernière raison évidente à notre insatisfaction, ce sont les espoirs que nous plaçons dans la vie. Nous ne cessons d’espérer que la vie nous donne un coup de pouce, qu’elle fasse les choses à notre place, qu’elle nous aide à dépasser nos obstacles. Pourtant, si l’on passe notre temps à espérer que quelque chose arrive, pour enfin passer à l’action, cela va prendre beaucoup plus de temps. En effet, comme j’en ai parlé dans mon article sur “Sommes-nous le résultat des actions”, c’est avant tout parce que vous êtes moteur de vos actions et que vous montrez votre motivation, que la vie se met à votre disposition.

De plus en plus de gens sont insatisfaits de leur condition. Ils n’aiment pas leur travail, leur mode de vie, haïsse leur corps, se plaigne de ne pas avoir de chance et jalouse ce qui réussissent. Tout cela n’a qu’un seul but, se décharger sur ce qui nous est extérieure de notre propre culpabilité. En effet, si nous sommes des éternels insatisfaits, c’est parce que nous refusons d’accepter que dans notre vie, tout ne soit pas parfait. Nous avons souvent trop d’espoirs, pour des résultats qui sont bien dérisoires.

Les clés d’une vie de satisfaction, seraient alors de comprendre qu’il faut apprécier les petits riens du quotidien et d’enfin arrêter de tout remettre au lendemain ! Ainsi, en stoppant nos attentes envers le monde extérieur, nous arrêtons d’être les instigateurs de notre propre malheur. Prendre les mauvais événements comme des enrichissements et les bons comme des bénédictions, voilà ce qui devrait nous guider sur le chemin du bonheur !

J’espère que vous avez apprécié ma réflexion du jour, n’hésitez-pas à partager la votre sur le groupe Facebook “UN JOUR UNE QUESTION” ;).

Kiss <3

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