Sommes-nous dans la société du paraître ?

paraître

Aujourd’hui, nous vivons dans une société, où le paraître est une priorité. Par le “paraître”, j’entends l’ensemble des choses qui font que l’on aime se montrer. Le paraître, c’est notre manière de parler, de nous habiller, de nous maquiller, en bref, de nous conditionner. Dès le plus jeune âge, nous sommes conviés, dans ce grand monde de la superficialité.

À partir du moment, où nous sommes en âge d’intégrer les rites et coutumes de notre société, nous devenons des êtres conditionnés. Ce conditionnement se réalise progressivement, au fil des années. Que ce soit dans un cadre scolaire, familiale, amicale ou sociétaire, nous devons plaire.  

Nous agissons pour ne pas être puni, exclu ou démuni. Nous voulons les récompenses, les reconnaissances et montrer que nous avons du bon sens. Pour cela, nous travestissons nos pensées et notre mode de fonctionner, afin de mieux s’intégrer. À force de nous transformer, nous ne savons même plus qui l’on est et ce vers quoi l’on doit se tourner. Nous agissons selon ce qui est jugé comme “bons” comportements, sans même se questionner, sur les fondements de ce jugement. Qu’est-ce que le “bon” ? Je vous laisse vous le demander.

La société porte sur nous un jugement, accompagné d’une forte pression. Terrorisé par le fait de ne pas être “assez”, nous finissons par complètement nous oublier. Nous voulons être parfait, sans pouvoir jamais y arriver. Ainsi, tout est remplacé par une superficialité, qui n’a jamais de réelle finalité.

Nous devons aller à l’école, bien travailler, sinon nous n’aurons pas de métier. Nous devons bien nous préparer, nous habiller, nous maquiller, sinon, on ne sera pas aimé. Nous devons bien travailler, être salarié, pour gagner un maximum de monnaie. Nous devons avoir beaucoup d’argent, une jolie voiture, une belle maison, pour montrer que nous y sommes arrivé. Nous devons avoir une famille, des amis, des gens aimés, pour montrer notre sociabilité et qu’on est apprécié. Tant d’autres “nous devons”, s’ajoutent chaque jour à notre société. Mais où est donc passé notre authenticité et notre belle sincérité ?

Nous faisons semblant d’aimer notre voisin, notre collègue, notre cousin, car nous voulons être en retour être aimé. Nous donnons, nous aidons, dans l’espoir d’être nous aussi un jour aidé. Tout n’est fait que par intérêt, dans une hypocrisie d’un geste désespéré. Personne n’est à condamner, c’est la société même qui nous a ainsi conditionnée.

Nous jugeons, car nous sommes jugés. Nous critiquons, car nous sommes critiqués. Nous aimons, car nous sommes aimés. Toutes nos actions ne sont plus qu’un simple reflet de notre société. Alors, qu’arrive t-il si nous décidons de ne plus jouer, de ne plus y participer ? Ainsi, nous sommes pointés du doigt, nous devenons les pestiférés. À nouveau, nous devons agir, afin de prouver notre légitimité. Pas question de laisser les autres nous juger, nous voulons à tout prix, montrer que nous aussi, nous avons compris la vérité. En agissant à contre courant, nous pensons avoir raison, être plus intelligent. Encore une fois, nous sommes en compétition, nous recherchons la meilleure option.

Dans cette pression d’un monde sans pardon, nous avons sans cesse peur de nous tromper, de ne pas y arriver, de tout gâcher. Nous voulons être mince, avoir des abdos, car nous pensons qu’après, nous serons plus beau. On se maquille toujours plus, pour paraître un peu plus. On a peur de se montrer, de ne pas être aimé, d’être jugé et de se faire rejeter. On veut être le plus beau, le plus craquant, le grand gagnant. Dans cette course à la beauté, y’aura t-il un jour une finalité ? Peut-être que nous pourrions simplement décider de nous accepter, tel que l’on est.

Et si nous acceptions de ne pas être parfait et que nous avons le droit de vouloir être qui l’on est. Sans artifices, sans montages, des êtres simples, au bas de l’étage. À force de vouloir paraître, nous ne savons plus être. Nous perdons de nos valeurs, de notre grandeur, de notre candeur. Doucement, revenons vers la simplicité, l’authenticité, la sincérité, afin de se retrouver. Apprenons à nous accepter, à nous aimer, à ne pas condamner, à ne pas juger.

À vouloir trop vivre à travers le regard des autres, on finit par en oublier qui l’on est, pourquoi sommes nous nés. Arrêtons de nous forcer, de nous conditionner, de nous imposer, faisons simplement ce qui nous fait rêver. Nous n’avons pas à nous transformer pour être aimé, nous sommes tous beaux, arrêtons d’en douter. Vivons pour nous, pour ce qui nous fait vibrer, pour ce qui nous permet chaque jour d’espérer. Arrêtons de vivre dans un monde fermé, clôturé, obstrué. Mais, décidons d’ouvrir les portes de notre liberté, de notre propre personnalité et mettons-nous à enfin à respirer !

À partir du moment, où nous décidons de quitter cette société du paraître, pour la société de l’être, nous redécouvrons notre identité, nous nous mettons progressivement à changer. S’affirmer, c’est avoir le courage de défendre ses idées, de s’imposer et parfois même, de s’opposer aux groupes d’idées. Être naturel n’est pas compliqué, il suffit simplement de décider de dire “merde !” aux injonctions de la société. D’ailleurs, un livre m’a beaucoup aidé à développer cette idée. Ce livre c’estLa magie du j’en ai rien à foutrede Sarah Knight. Vous pouvez retrouver ma chronique sur ce livre et sur comment il a changé ma vie, en cliquant sur le lien ci-dessus !

Les gens ne nous aiment pas pour ce que nous montrons, ils nous aiment pour ce que nous sommes…

Alors, soyons gentils et aimons nous les uns les autres 😉

Soyons naturels, soyons fraternels, soyons nous-même et tout se déroulera nickel !

Et toi, te reconnais-tu dans cette société du paraître ?

Kisssss <3

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