lignes directrices

Depuis que j’ai pris la décision de repartir sur les routes du monde, il y a une question qui revient systématiquement dans la conversation. Chaque fois que je parle de ce nouveau départ, on me demande : « Tu pars où cette fois-ci et tu vas faire quoi là-bas ? ». À cette question, je réponds toujours la même chose : « on verra bien ! ».

Savoir se laisser guider par l’inconnu

Alors bien sûr j’ai un pays d’arrivée, des idées en tête, quelques pistes à explorer, mais rien de sûr, rien de définitif, rien de vraiment concret. Est-ce que cela m’inquiète ? », pas le moins du monde, c’est justement cela qui fait toute la beauté du voyage : l’inconnu, la surprise, l’inattendue. L’exaltation de ne pas savoir où l’on sera demain, avec qui on se trouvera et qu’est-ce que l’on fera là-bas. 

Je sais que cela peut paraître surréaliste pour certaine personne de ne rien organiser, mais c’est certainement ce que mes premiers voyages m’ont le plus appris. Apprendre à lâcher prise, à arrêter de tout vouloir contrôler, programmer, à toujours se projeter dans l’après. Voyager, m’a permis de savoir gérer les événements au dernier moment, d’organiser ses journées au jour le jour, de faire moins de plans sur la comète. 

Apprendre à se faire confiance

Bien sûr, cette manière de voir les choses n’induit pas obligatoirement qu’il ne faut rien prévoir du tout et partir complètement à l’aveuglette (même si cela est une option tout aussi envisageable). Ne rien planifier à l’avance, c’est surtout laisser une place au destin dans notre vie et apprendre à lui faire confiance.

Personnellement, j’ai pu identifier lors de mes voyages des choses qui fonctionnent et d’autres qui ne fonctionnent pas pour moi. C’est ensuite au fur et à mesure du voyage, que nos envies évoluent et que l’on peut appréhender au mieux ce dont on a besoin et ce que l’on veut pour la suite de notre voyage.

On ne peut jamais vraiment savoir ce qui va se passer, les imprévus qui vont se mettre sur notre route, les rencontres que l’on va faire, etc. Voyager, c’est découvrir cette sensation de liberté, c’est se laisser porter par les différents événements, c’est arrêter de vouloir absolument gérer chaque minute de notre vie. J’aime bien me dire que c’est un peu comme jeter une pièce en l’air et attendre de savoir si cela va tomber sur pile ou face. On a beau faire des estimations, des calculs dans notre tête, il faut accepter de remettre sa vie aux mains de la chance.

Avoir des lignes directrices claires

Alors non, je n’ai pas de certitudes, de plannings établies à l’avance ou encore une cartographie de tous les endroits où je vais aller et c’est OK. Ce n’est pas grave de ne pas savoir ce que l’on va exactement faire, l’endroit où l’on va exactement aller, ce qui compte c’est d’avoir les lignes directrices de notre voyage.

Ce que j’entends par « lignes directrices », c’est un ensemble d’idées de ce que l’on voudrait et pourrait faire là-bas. , Évidemment elles sont différentes pour chaque personne et ne dépendent absolument que de nos envies propres et de nos goûts personnels à nous. C’est certainement la chose qui m’a manqué lors de mon premier voyage au long terme : avoir une boussole avec une zone vers laquelle m’orienter.

Comme vous pouvez le voir, je n’ai pas dit « un point vers lequel m’orienter », mais bien « une zone », cela résume parfaitement le message que je veux faire passer dans cet article. Avoir une idée de la direction que l’on veut faire prendre à notre voyage, une base de choses que l’on aimerait réaliser. Certainement que notre vision va évoluer tout le long du voyage, parce que même nos « lignes directrices » ne peuvent jamais être réellement fixées.

Disons qu’avoir des « lignes directrices » qui sont en accord avec nous-même et avec la personne que nous sommes aujourd’hui est le plus important. Savoir « à peu près » qu’est-ce que l’on vient chercher dans ce voyage, qu’est-ce que l’on veut faire, pourquoi on veut le faire. Cela peut parfois être au départ qu’une simple idée, par exemple « marcher » et ensuite on sait au fur et à mesure quelle direction l’on va donner à nos activés et à nos choix.

Par exemple, cette fois-ci – contrairement à mon premier voyage-, je sais quelles sont approximativement les « lignes directrices » de ce nouveau départ. Je sais que je veux que ce nouveau voyage soit plus écologique, plus solidaire et surtout plus utile, autant pour moi que pour les autres. Quand j’utilise le terme « utile », je ne parle pas de productivité, mais bien d’impacts.

Suivre son instinct et les opportunités de la vie

Je sais qu’avoir un planning tout bien organisé peut être très rassurant, surtout lors d’un premier voyage. Mais apprenons surtout à nous faire confiance et à avoir foi en la vie. Il suffit simplement de suivre les opportunités les unes après les autres, d’écouter nos envies, nos ressenties, nos besoins et surtout notre instinct.

Alors, les choses se mettent petit à petit en place, à leur rythme, sans pression, sans questionnements. Il faut apprendre à se mettre à l’écoute de soi-même et surtout, des milliers de petits signes autour de nous. Parfois ils sont fugaces, presque invisibles à notre œil et pourtant, il faut toujours garder foi en notre bonne étoile, les choses finissent toujours par s’arranger et par trouver leur place idéale.

Un long voyage ne se programme pas, un long voyage se vit…

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