Les jours où ça ne va pas, comment gérer son malheur ?

malheur

Il y a des jours où ça ne va pas, où rien ne va, où on se sent tout petit, où on voudrait que ça soit fini. Dans ces jours-là, la vie nous paraît si difficile, on voudrait juste rester au lit, ne pas avoir à se lever, ne pas avoir à se réveiller. On est perdus, nos sentiments sont confus, on voudrait s’en libérer, arriver à nous en décrocher. Mais on n’y arrive pas, c’est trop dur, ça fait trop mal. On n’arrive plus à gérer, on a peur de ne jamais être aimé, on ne peut pas tout contrôler.

Il y a tous ces jours où on se sent lasse, on voudrait juste que notre esprit se prélasse. On a envie de pleurer, de crier notre douleur, d’hurler notre malheur. On ne sait même pas pourquoi on est malheureux, pourquoi on est heureux. On voudrait tout arrêter, faire comme si plus rien existais. On se sent écorché, comme si tout allait s’écrouler. On a mal, ça nous heurte, ça nous effleure, comme une grande douleur. On n’a pas envie de faire d’efforts, pas envie d’y arriver, on fait tout pour échouer. Ça nous fait chier, on n’a pas envie de se lever, de faire semblant, de se stimuler, de simuler. On ne veut pas parler, on ne veut pas regarder, pas communiquer, on veut rester dans notre réalité. Les autres nous frappent, on dérape, on se sent blessés, déchirés, on voudrait pouvoir tout stopper.

On veut juste se mettre en boule, pleurer comme un bébé, dire qu’on ne va pas y arriver et accepter de ne pas être parfait. On voudrait soulager notre malheur, arracher notre cœur, faire comme si tout cela n’avait pas de valeurs. On crève d’envie de stopper nos sentiments, de dire que tout est bon. Mais on n’y arrive pas, on ne peut pas se mentir, on ne veut pas s’en sortir. Alors, on se complaît dans notre malheur, on accepte notre douleur, on lui laisse toute sa grandeur. On se laisse envahir, on veut bien se dévêtir, on arrête de lutter, on se met à tout lâcher. On peut enfin respirer, se sentir à nouveau exister, ne plus rien espérer. On se laisse porter par le flow de nos pensées, on n’a plus rien à contrôler, on n’a plus besoin de se cacher, on peut finalement se libérer.

Ainsi, dans tous ces moments avec soi-même, où la souffrance nous entraîne, où la peur nous emmène, où on ne peut pas résister, on doit juste accepter. Mais parfois, on n’arrive pas à accepter, on arrive plus à gérer. On a trop mal, c’est trop dur, on veut juste se renfermer, qu’on nous oublie, qu’on n’ai plus à exister. Des fois, on a peur, on ne peut pas s’échapper, on subit notre douleur, on n’arrive pas à la stopper. On ne comprend pas ce qu’on ressent, on voudrait que ça parte en un coup de vent. On ne veut pas à s’y confronter, on rêve d’un peu de simplicité. On est terrifié, apeuré par ce qui pourrait arriver, par cette hypothétique vérité, celle qui pourrait tout changer, transformer notre réalité. On ne veut pas comprendre, on ne veut pas changer, on ne veut pas se dire qu’on s’est peut-être tromper.

Alors, il y a tous ces jours où la vie est un défi, où il faut se lever de son lit, où on n’a pas envie, où on voudrait pouvoir glander, ne rien avoir à affronter. On se force à se lever, on doit faire à manger, aller se laver, on rêve que de se recoucher. La moindre activité nous épuise, le moindre effort nous brise, comme un papier mâché, on est tout froissé. On sent notre cœur vibrer, frapper comme si on allait l’oublier, taper pour nous rappeler qu’on ne pourra pas y échapper, on se sent piégé.

On ne peut plus faire abstraction, aller contre nos contradictions, on a besoin de s’écouter, de se dire que ça va aller. Le temps d’un instant, on redevient celui qu’on a toujours été, on est à nouveau un bébé, on se laisse bercer, se faire câliner. Ça fait du bien, on calme notre chagrin. On peut arrêter de lutter, on est plus obligé de se forcer, de faire comme si tout allait. Dans des bras enlacés, nos peurs sont apaisées, on peut à nouveau respirer, on n’a plus peur de se montrer. On baisse nos barrières, on accepte d’être derrière, de regarder en arrière. Plus rien n’est grave, plus rien n’existe, on veut juste graver cet instant, ne jamais oublier ce moment. On se sent en paix, on voudrait que ça dure à tout jamais, qu’on ne soit pas obligé de s’arrêter.

Et puis parfois, on peut goûter les larmes de nos pleurs, elles ont le goût de notre humeur. On peut sentir nos yeux se coller, pleurer les a trop mouillés, ils sont tellement inondés. On peut sentir nos joues brûler, nos larmes acides les ont tant asséchées, elles n’ont pas pu résister. On s’assoit sous la douche, on laisse l’eau couler, on voudrait que ce moment ne s’arrête jamais, on peut enfin se soulager, on se sent un peu apaisé. On est propre, mais on se sent sale, on a l’impression que notre vie déraille, qu’on ferme des portes, qu’on est dans une grotte. On ne sait pas pourquoi on est mal, pourquoi on n’arrive pas à se lever, à accomplir notre journée. On se dégoûte, on s’encroûte, on voudrait cracher, faire sortir tout ce qui est bloqué. On se sent impuissant, on voudrait réussir à toujours être grand. On voudrait ne pas pleurer, être toujours motivé, ne jamais se sentir désœuvré. On est tous faibles, plein de querelles, rien n’est jamais assez parfait, on est tout déboussolé. On voudrait pouvoir tout comprendre, savoir toujours quoi répondre, mais on est tous autant perdus, toujours plus confus.

Alors, on accepte notre malheur, que l’on ne peut pas toujours être dans le bonheur. On accepte de ne pas avoir envie, que ça ne veut pas dire que notre vie est finie. Que parfois, l’autre nous détraque, qu’on a juste besoin d’un entracte, d’un moment à nous, un qui résout tout. Face à notre impuissance, nos sentiments prennent tous leurs sens. On voudrait pouvoir y résister, savoir les contrôler, mais on est sans cesse paralysé, on ne voit pas comment s’en détourner. Peut-être qu’on ne doit pas toujours combattre, peut-être qu’on a besoin de se laisser aller, de se dire que ça va aller, que ça va finir par passer.

Dans ces moments-là, j’ai juste besoin de m’asseoir, de laisser mes larmes couler, de ne plus rien contrôler, de laisser ma tristesse me porter. Je me met à regarder au loin, j’observe l’horizon, je me perds dans mes pensées, je me mets à rêver, a à nouveau espérer. Je me laisse emporter par ma tristesse, teintée d’une grande détresse. Je ne me met plus la pression, je ne suis plus dans l’action. Je n’essaye plus de comprendre, je veux simplement me détendre. Je lance de la musique, je me fais couler un bain, je me mets à fixer un point, je me sens bien. Plus de questions, plus de tourments, plus rien n’existe, je suis une touriste. Je me promène dans mon esprit, je découvre mes cachettes, ce qui me reflète, ce qui me donne vie, ce qui me sourit. Je suis bien, je ne sens plus rien, je ne vois plus rien, j’en suis sorti, c’est presque fini.

Alors dans ces jours où ça ne va pas bien, j’ai une recette qui me fait du bien…

Beaucoup de temps, des longs moments.

Des gros câlins, qui font du bien.

Plein de petits plaisirs, qui redonnent le sourire.

Beaucoup d’amour, comme dans un gant de velours.

De la bienveillance, qui nous redonne confiance.

Du repos, qui permet de faire dodo…

J’espère que cet article t’aura parlé, t’aura plu, t’aura ému. Dans tous les cas, tu peux venir échanger et partager ta propre réflexion et ta petite recette des temps difficiles, sur le groupe Facebook : « UN JOUR, UNE QUESTION » !

KISS <3

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