sens

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler d’un sujet qui me touche particulièrement, celui de la quête de sens dans sa vie…

Je ne cesse d’entendre, de voir, de lire, des gens qui veulent donner un sens à tout, à rien, mais surtout, à leur vie. J’ai l’impression que nous sommes de plus en plus dans une société, où donner un sens est devenu une nécessité. Sans doute, que ce n’est pas une nouveauté et que cela a toujours excité. Mais j’ai maintenant l’inquiétante impression, que nous sommes tous paumés, égarés, à la recherche d’une certaine vérité.

En regardant une vidéo de SolangeTeParle ce matin, j’ai relevé une phrase qui m’a interpellée et j’ai envie de te la partager.

« Dès lors que je décidais de continuer à vivre, il fallait que ça ai du sens. »

Encore une fois, à travers ce personnage torturé, je peux observer ce besoin de trouver un sens, une évidence, une utilité, quelque chose qui nous donne envie d’avancer.

Je suis intimement persuadé, que nous sommes tous plus ou moins, sans cesse en train de chercher un sens. Nous cherchons un sens aux actions, aux décisions, aux comportements, aux obligations. Que ce soit pour nous ou pour autrui, donner du sens nous semble une évidence. N’est-ce pas là où justement, commence les malheurs de notre vie ? J’entame ici une simple réflexion, résultat de mes propres questionnements, sans jugements, sans prétentions, sans soucis, juste pour voir ce que j’en dit.

À passer notre vie à vouloir donner du sens, on finit par en oublier de vivre. Tout doit être réglé, organisé, structuré, on ne veut pas avoir à improviser. Alors, on se met à trouver des utilités à toutes nos activités. Je me suis longtemps demandé, à propos de tout et de n’importe quoi : “Mais pourquoi ?”. Début d’un questionnement sans finalité, je n’ai jamais réellement réussi à trouver une vérité. On se met des objectifs, on cherche des buts, des raisons, des occupations. On fait les choses, sans vraiment savoir pourquoi et ensuite, on est malheureux, alors on cherche un sens, mais on ne trouve pas. C’est une boucle sans fin, remplie de mauvais venin. On voudrait que tout ai une utilité, certainement le résultat de cette société de la productivité.

Combien de fois on m’a demandé : “Dans quel but ?”, quand j’entamais une nouvelle activité. J’ai toujours été embarrassé par ce genre de question, je ne sais pas quoi répondre, j’en ai souvent moi-même aucune idée. Par culpabilité, j’ai longtemps voulu moi-aussi donner un sens à mes actions, leur donner un semblant d’utilité, d’efficacité. Mais honnêtement, ça m’a toujours gonflé. Moi, j’aime bien faire les choses pour rien. Parce qu’en réalité, je pense qu’il n’y a jamais rien de fait pour rien. Toutes les choses ont leurs raisons propres d’exister, pas besoin d’essayer d’en trouver. Personnellement, j’ai tout simplement plus envie de me justifier, d’essayer de prouver ou de faire adhérer à mes projets. En fait, je m’en fiche de donner du sens, je veux juste faire ce qui me fait rêver, à l’instanté.

Bien sûr, parfois ça peut sembler bête, sans avoir ni queue, ni tête. Mais aujourd’hui, je n’ai plus peur du regard des autres, d’être différente, parfois déroutante. À quoi bon vouloir absolument nous justifier ? Qu’est-ce que nous voulons prouver ? De toute façon, ce n’est jamais assez. Alors, j’ai laissé tomber. J’ai décidé d’arrêter de chercher un sens à tout et de simplement me laisser porter, d’enfin me mettre à exister. Ainsi, ma vie devient chaque jour un peu plus d’une déconcertante facilité, je peux même sentir la douceur de cette simplicité.

Je vois partout autour de moi des gens courir, après quoi ? Je ne sais pas. Sommes-nous tous perdus, égarés, vulnérable à cette intraitable société ? Et si on acceptait d’arrêter de chercher un sens à tout et qu’on se mettait simplement à faire les choses par plaisir. Loin de cette pression de l’utilité, de la productivité, juste de quoi apprécier ce que l’on fait.

Dès notre plus jeune enfance, on est embrigadé dans cette quête du sens, on est même terrifié par son absence. On va à l’école, pour bien travailler, afin d’avoir ensuite, un bon métier. On veut absolument choisir les bonnes études, ne pas essayer, ne pas échouer, ne pas se tromper. On veut trouver tout, tout de suite, avoir le métier de nos rêves, celui qui donnera un sens à notre vie, celui qui fera que tous les matins, on se lèvera avec envie. On ne veut pas souffrir, on ne veut pas être malheureux, on veut que ce soit facile, d’une simplicité d’imbécile. Mais malheureusement, ça ne fonctionne pas, ça ne marche pas comme ça et comme on a tout idéalisé, rêvé, on est déconcerté, désabusé.

C’est quand plus personne ne nous tient la main, que notre monde vacille et que parfois, il s’écroule. On voudrait tout planifier, mais ça ne cesse jamais d’échouer, de foirer, de nous tromper. On est bouffé par les angoisses, on a peur de rater notre vie, de perdre notre temps. Mais comme on ne trouve pas, on finit par se dire que tout est fini, qu’on est un incompris, un abruti. Alors, qu’est-ce qu’on fait ? Doit-on continuer de chercher ?

Personnellement, j’ai décidé d’arrêter. J’en ai marre de passer ma vie, à chercher quelque chose qui n’existe peut-être pas. Je veux vivre, aimer, respirer, créer, rigoler, pleurer, danser, bailler, ou n’importe quelle autre banalité…  Mais je ne veux plus chercher. C’est à partir du moment où j’ai pris cette décision, que la vie m’a apportée des clés, que j’ai pu me remettre à rêver, à espérer. En fait, je pense que c’est parce qu’on cherche, qu’on ne trouve pas. Alors, on devrait peut-être arrêter de nous torturer à chercher ? On devait peut-être commencer à vivre sans tout questionner ?

Les êtres humains, on aime bien se poser des questions, pour en faire des réflexions. On aime passer des heures à se torturer, à imaginer, à interpréter. Moi aussi je le fais. On en est tous là, tous confrontés à cet immense océan des opportunités et on est complètement égarés. J’ai envie de m’aider, de t’aider, de nous aider, qu’on s’en sorte ensemble, qu’on arrête d’angoisser, de stresser, de pleurer, parce qu’on ne réussis pas à y arriver. J’ai envie de te prendre dans mes bras et de te dire que tout ira…

Allez, et si on se mettait à relâcher la pression, on n’est pas en compétition. Ça ira, ça finira par venir de toi !

Arrêtons de nous empoisonner l’existence, à vouloir donner un sens à tout. Prenons ce qui vient, parfois en vain. On n’a pas besoin de trouver notre utilité, pour être heureux d’exciter. On est ce qu’on est, on est beau, on a rien à prouver. Laissons-nous aller…

Écoutons nos sens, ils nous orienteront. Écoutons notre instinct, il nous guidera. Écoutons notre coeur, il nous aidera. Pas besoin de plus, tu verras… En tout cas moi, j’y crois <3

Alors toi, tu en penses quoi ?

Direction le groupe Facebook “UN JOUR, UNE QUESTION”, pour qu’on puisse tous ensemble en discuter !

Big Kiss <3

Partagez si vous avez aimé ! :)