Quelle importance à apprendre des langues ?

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Moi et les langues, ça a toujours été une histoire compliquée…

À l’école, pendant des années, on a tenté de me le faire aimer, de me les enseigner, mais le défi était loin d’être facile à réaliser !

Déjà, juste pour le français, j’ai mis des années avant de savoir écrire, sans faire dix fautes d’orthographe par phrase ;). Une fois cette première étape passée, ou en tout cas, bien améliorée, il fallait tout recommencer avec une nouvelle langue. Non mais, dans quel calvaire on m’avait encore fourrée !

D’abord avec l’anglais, puis avec l’espagnol, l’école a coûte que coûte essayé de m’apprendre les fondements de ces deux langues. Pendant longtemps, je n’en ai pas compris l’utilité. Après tout, je vivais en France et je parlais français, n’était-ce pas suffisant ?

Au lieu de me faire aimer les langues, en particulier l’anglais, l’école m’en a dégoûté. Je me rappelle de toutes ces heures à essayer d’apprendre les verbes irréguliers, à tenter par tous les moyens de mémoriser ces centaines de mots et de sonorités, que je finissais toujours par malheureusement tout oublier. Paralysée par la peur d’être interrogée, les cours de langues était devenu un mauvais moment à passer, un calvaire obligé.

Pourtant, j’ai persévéré, j’ai essayé de m’y intéresser pendant des années. J’étais tellement frustrée de ne pas y arriver, de ne pas réussir à communiquer, que j’ai fini par me dire que les langues n’était tout simplement pas faites pour moi. Ainsi, pendant longtemps, j’ai pensé qu’apprendre les langues était un don, un talent, réservé à certains privilégiés.

Puis et venu le temps des remises en question…

Il y a deux, trois ans, j’ai voulu à nouveau retenter d’intégrer le grand monde des langues. Je lisais beaucoup à cette période et j’étais très frustrée, de ne pas pouvoir augmenter mon panel de lecture avec des livres en anglais. Ainsi, a commencé un long chemin semé d’essais, de chutes et de remontés…

J’ai téléchargé des applications, acheté des livres, regardé des séries sous-titrées, mais rien n’y faisait, je n’arrivais pas à m’y intéresser. Quand venait le temps des pics de motivation, je me jetais à corps perdu dans une routine linguistique intensive. Puis avec le temps, ma détermination a chuté et j’ai lâché sans pour autant démériter.

Pour une seconde fois, j’ai arrêté de m’y intéresser, en me disant que j’y reviendrai dans quelques années.

J’ai longtemps cherché la méthode « miracle » pour apprendre des langues, pour comprendre pourquoi moi, il m’était impossible d’y arriver. Soyons clair, je n’ai jamais trouvé ! Croyez-moi, j’en ai pourtant essayé. Celle de la répétition espacée, de l’écoute audio répétée, de l’apprentissage des règles de manière bornée, rien n’y faisait, je restais indifférente à tous ces procédés.

Quand j’ai décidé d’arrêter pour une seconde fois de m’acharner, quelque chose avait pourtant changé. En effet, j’avais compris que nous pouvions tous y arriver, qu’apprendre les langues n’étaient pas réservé exclusivement aux surdoués. Ainsi, j’avais ouvert mon esprit à des centaines de nouvelles possibilités.

Quand apprendre l’anglais, m’a rendu passionnée…

Quand j’ai commencé à voyager, je me suis vite rendu compte que parler anglais était une nécessité. Effectivement, comme vous avez pu le lire dans mon article précédent, l’année de mes dix-huit m’a été d’un grand enrichissement.

Le jour où j’ai été pris en stop par ces trois étrangers, qui parlaient allemand, anglais et un peu français, j’ai dû apprendre à m’adapter à cette nouvelle manière de communiquer. Les débuts ont été plus que laborieux. Quand je les ai rencontré, malgré que j’avais étudié l’anglais pendant plusieurs années, mon niveau était d’une déplaisante médiocrité…

Aligner trois mots d’affilés, était pour moi d’une grande complexité. J’étais terrifiée de parler anglais, car je savais que mon niveau était loin d’être parfait. Bien sûr, j’ai vite compris qu’il allait falloir que je dépasse mes peurs, afin de progresser.

Je suis rentrée avec eux en Suisse et j’ai commencé à travailler dans un stand de cuisine marocaine, où l’anglais était ma seule façon de communiquer. Travailler avec des étrangers, avec des gens pour qui l’anglais n’était pas non plus inné, m’a aidé à beaucoup plus vite progresser.

D’abord, je me suis forcée à écouter les conversations, à essayer de suivre les différentes réflexions, à réfléchir dans ma tête à comment je pourrai formuler mes idées. Puis au bout d’un moment, j’ai pris mon courage à deux mains et je me suis enfin moi-aussi mise à parler.

Une fois la peur de se tromper dépassée, les conversations pouvaient réellement débuter. Au commencement, les échanges n’étaient pas très profond, j’avais l’impression d’avoir le vocabulaire d’un enfant de cinq ans. Mais avec beaucoup d’entraînement et de motivation, j’ai fini par intégrer certaines notions.

Ainsi, j’ai compris que le plus compliqué n’était pas de comprendre ou de parler une nouvelle langue, mais bien d’apprendre à ce que cela devienne naturel. En effet, au début, je passais mon temps à traduire mes pensées du français à l’anglais. À chaque fois que je voulais parler, l’idée me venait en tout premier en français et je devais par la suite m’exprimer en anglais. Comment vous dire que les premiers temps ont été longs et fatigants. Je finissais souvent mes journées épuisée, d’avoir traduit mes pensées toute la sainte journée.

Quelques semaines se sont alors écoulées et mes progrès n’ont pas cessé d’augmenter. En effet, je suis rentrée dans une routine de curiosité, où pour chaque mot que je ne connaissais pas, je demandais ou traduisais. Ainsi, jour après jour, j’ai appris des nouveaux mots, j’ai intégré les différentes manières de formuler, je me suis immergée dans la langue, afin d’en englober toutes les tonalités et les complexités. Au bout de quelques semaines, j’avais plus progressé, que dans les dix dernières années !

J’ai fini par arrêter de traduire toutes mes idées et je me suis enfin mise à penser à anglais. Une fois cette première étape passée, le reste devient d’une grande facilité ! La vie à suivi son cours et chaque jour, mes progrès grimpaient.

Quand j’ai quitté la Suisse et le petit monde avec qui j’avais évolué, mon anglais avait plus que progressé. Je suis ensuite partie pour l’Asie, où dieu merci, l’anglais m’a sauvé à de nombreuses reprises la vie !

Aujourd’hui, je parle couramment anglais. C’est la langue que j’utilise pour communiquer au quotidien et plus je pratique, plus je continue à faire des progrès. J’en suis même à me demander, comment j’ai fait pour vivre des années sans parler l’anglais !

Mes chères langues, je vous ai compris…

Apprendre une langue, ce n’est pas simplement pour faire beau sur le cv ! Apprendre une langue, c’est avant tout découvrir une toute nouvelle réalité. En effet, en parlant une nouvelle langue, on englobe son monde, son univers et tout ce qui va avec. On s’ouvre à d’autres cultures, on rencontre des nouvelles personnes, on partage d’autre points de vue, c’est tout un monde qui s’offre à nous. On peut lire des livres qui n’ont pas été traduits, on peut regarder en langue originale des films et des séries sans soucis, on peut partager, aider, échanger, sans problèmes pour communiquer. En parlant une nouvelle langue, on redécouvre à la manière d’un enfant, la vie…

Aujourd’hui, j’aime m’asseoir et écouter les gens parler. J’aime entendre les sons, les différents accents, les milliers de sonorités, de tonalités. La mélodie des langues est si douce à mes oreilles, elle les caresse, les berce et m’emporte dans une nouvelle réalité.

Je veux apprendre plusieurs langues et pouvoir communiquer avec n’importe qui, sans soucis. Je ne veux plus subir cette barrière de la langue, qui trop souvent nous empêche d’échanger, de partager nos pensées. Je souhaite rencontrer des étrangers, pouvoir parler, communiquer et englober des centaines de nouvelles idées.

En apprenant une nouvelle langue, nous voyons à nouveau le monde comme des enfants. Ainsi, tout est bon pour se questionner, pour développer notre curiosité, pour tout redécouvrir avec des yeux émerveillés. En parlant une nouvelle langue, nous entrons dans une toute nouvelle réalité. C’est donc avec passion, motivation et détermination, que nous changeons de dimension…

C’est sur ces mots que je vais conclure cet article. J’espère que vous en avez apprécié la lecture ! N’hésitez pas à vous aussi partager votre expérience avec les langues, ici ou sur le groupe Facebook “UN JOUR UNE QUESTION”, afin que l’on puisse en discuter et peut-être même s’aider.

Kiss <3

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