Savoir faire des choix, pour être soi-même…

soi-même

S’il y a bien une chose qui j’ai remarqué qui est toujours difficile pour l’être humain, c’est de savoir faire des choix afin de trouver son propre équilibre et être soi-même. 

Nous pouvons chaque jour le remarquer autour de nous, le monde qui nous entoure est rempli de tentations et la société nous pousse toujours plus à nous éloigner de nous-même. La consommation en est l’exemple parfait. Les publicités nous rabâchent sans cesse que nous avons besoin de nouvelles choses pour être heureux et nous finissons par nous-même en être persuadé. Rien ne va jamais, ce n’est jamais assez.

Nous sommes pour la plupart ce que j’appelle “des professionnels de l’excuse”. Nous n’avons jamais ni assez de temps, ni assez d’argent, ni assez de motivation, ni assez d’amis, toute notre vie finit par tourner autour de ce “ni assez”. Alors on se dit que ça ira mieux demain, qu’on fera mieux plus tard, qu’on fera ceci ou cela. On excepte un futur qui n’arrivera jamais, en se fixant des objectifs qui nous semblent sur le moment plein de bonnes intentions. Le problème ? C’est que ce demain n’arrivera jamais. On se dit que l’on n’a pas le bon environnement pour réaliser ce qui compte vraiment pour nous. Que l’on n’a pas le bon “timing”, le bon boulot, la bonne situation, etc. En fait, rien ne correspond jamais avec nos attentes profondes. L’humain excelle dans cette capacité à être perpétuellement insatisfait, tout en nourrissant des rêves qui ne se réaliseront jamais.

C’est un peu comme être toujours tiraillé entre deux voix dans notre tête. L’une nous souffle les bonnes décisions que l’on devrait prendre, essaye de nous ouvrir les yeux pour nous montrer le chemin. Et l’autre, beaucoup plus bruyante, nous hurle que nous verrons demain, que ce n’est pas grave, que finalement, ce n’est pas possible. Tiraillé entre ces deux pulsions et épuisé de se battre contre nous-même, nous nous laissons trop souvent couler dans le flow de la vie. Nous avons beau avoir cette petite voie au fond de nous, qui nous hurle que ça ne va pas, que ce qu’on fait, c’est n’importe quoi, on continue à se convaincre que “si” demain sera mieux. Parfois nous faisons deux pas en avant, puis nous perdons l’équilibre quelques instants et tout s’écroule à nouveau, nous faisons trois pas en arrière pour nous punir de notre échec. Lire la suite de “Savoir faire des choix, pour être soi-même…”

Besoin de calme après un long voyage…

calme

Cette dernière année aura été très riche en événements et en déplacements (voir cet article). Cela fait maintenant 1 an que j’ai quitté mon emploi et la sérénité de mon quotidien. J’ai fait beaucoup de rencontres, vécus énormément d’expériences et pas mal voyagé, en bref, une année bien remplie. Mon voyage de 5 mois en Asie du Sud-Est aura définitivement marqué un tournant dans ma vie. Cela est indéniable, ce voyage m’a beaucoup changé. Je n’ai que très peu parlé de mon expérience là-bas sur ce blog, même encore aujourd’hui, il m’est difficile de mettre des mots sur ces 5 mois d’aventures. Pourtant, petit à petit, j’y viens, j’en ai besoin.

Par nature, je suis une personne bouffée par les angoisses, je l’ai toujours été.

Petite, mes nuits étaient envahies par mon imagination débordante et trouver le sommeil était devenu un vrai calvaire. En grandissant, j’ai continué a me battre contre ces angoisses, parfois avec des rechutes, parfois avec des longues périodes où elles se faisaient plus discrètes. Sortir de ma zone de confort, de mes habitudes, de mon “chez moi”, est toujours une étape difficile. La panique, les angoisses et ce sentiment d’insécurité qui revient sans cesse, j’ai toujours mené cette grande lutte contre moi-même. Je suis partie seule voyager en backpack en Asie en partie pour cela, j’avais besoin de me prouver que je pouvais y arriver, que je n’étais pas “faible”. Je ne voulais pas que mes angoisses m’empêchent de vivre, de réaliser des choses, d’une certaine manière, je ne voulais pas qu’elles gagnent.

Alors, j’ai pris mon courage à deux mains. Cela n’a pas été facile, loin de là. Ce voyage a été un cadeau de la vie que je me suis fait et certainement la chose qui m’a le plus transformé. Mais surtout, j’y ai compris énormément de choses. J’ai aimé l’exaltation de l’aventure, la joie des découvertes, l’excitation des rencontres et tellement d’autres choses. Je me suis sentie vivante et cela m’a fait le plus grand bien. Pourtant, une autre facette de ce voyage m’a été beaucoup plus douloureuse.

Durant toute cette dernière année, la vie m’a donné des opportunités me forçant à sortir de ma zone de confort. J’ai quitté mon quotidien, mes habitudes, mon entourage, tout ce qui constituait ma sécurité. Comme un grand saut dans le vide, auquel je n’étais pas particulièrement préparé. Dieu merci, nous possédons tous en nous des ressources insoupçonnées. J’ai réussi, je l’ai fait et même si cela me semble irréaliste, j’en suis fière.

Ce dernier voyage a été une expérience magnifique, mais je sais que pour l’instant je ne suis pas prête à repartir.

J’ai peut-être encore du mal à me l’avouer, mais je ne suis pas faîte pour tout cela. J’adore voyager, ce n’est pas le problème. Mais j’ai réalisé que ce que j’adore le plus, c’est avoir mon petit quotidien, mon équilibre. La vie de vagabond, j’en ai longtemps rêvé et après avoir essayé un temps, je suis bien contente de retrouver ma petite vie tranquille. Je sais que je repartirai, j’aime découvrir d’autres pays, d’autres cultures. Mais je sais aussi que je le ferai différemment, plus en accord avec moi-même.

Aujourd’hui, après être finalement rentré, je réussis petit à petit à reprendre mes marques. J’emménage pour la première fois dans un appartement seule et en centre-ville. Je vais commencer un nouveau travail, qui m’excite tout particulièrement et pour une fois, j’ai vraiment envie d’aller jusqu’au bout de celui-ci. Je ne rêve plus que d’une seule chose : du calme. Bien sûr, je parle d’un calme dans ma vie, quand la routine reprend ses droits et que la vie coule sans trop d’embûches. Mais surtout, je parle d’un calme intérieur, que j’ai eu tant de mal à trouver cette dernière année. Comme dans une perpétuelle agitation, j’ai parfois l’impression d’être dans une machine à laver qui tourne sans cesse, sans que le cycle ne soit jamais terminé.

J’ai réalisé à quel point ce mode de vie m’épuisait lentement. Bouger tout le temps, s’organiser, s’adapter aux gens, aux modes de vie, tout cela demande une énergie considérable pour moi et actuellement, je n’en ai plus envie. Ces perpétuels changements ne me permettent pas encore d’avoir un équilibre stable, peut-être qu’un jour cela viendra, je n’en sais rien. Pour l’instant, je ne suis pas prête à m’y replonger de suite.

En ayant mis des mots sur ce que j’ai toujours été et en apprenant à mieux me connaître, j’ai découvert que j’étais hypersensible.

J’y reviendrai plus tard, mais cela m’a aidé à comprendre beaucoup de choses. Quitter sans cesse ma zone de confort, me demande beaucoup d’énergie pour combattre mes peurs, mes angoisses et mes émotions débordantes. Toute l’énergie que je dépense là-dedans est épuisante, autant pour mon corps, que pour mon mental. J’ai besoin de me retrouver, de prendre du temps pour digérer toute cette dernière année, pour me relancer sur des nouveaux projets, plus calmes, mais qui n’en sont pourtant pas moins excitants. Le quotidien, la routine, les habitudes, tout cela me fait du beaucoup de bien, ça m’apaise.

Je sais que l’on ai dans une société qui ne laisse souvent que peu de place à la sensibilité. Il faut toujours faire plus, faire mieux, se dépasser. Personnellement, avec du recul, je pense aujourd’hui qu’il faut surtout apprendre à s’écouter et à suivre son instinct, son cœur. La vie ce n’est pas une course à l’expérience, ce n’est pas une course aux voyages, à qui aura la meilleure vie, la plus remplie, ce n’est pas une course tout court.

Beaucoup de personnes idéalisent ce que j’ai pu vivre, se persuadent que leur vie sera meilleure demain, dans un futur illusoire, dans des attentes sans fin. Pourtant, c’est moi aussi ce que j’ai pu faire, alors même que j’étais censé vivre le “rêve” tant escompté. Je suis rentré dans une course effrénée, à vouloir toujours faire plus, voir plus, vivre plus. La vie ne met jamais rien sur notre chemin pour rien, j’avais besoin de passer par tout cela, j’en ressors grandi.

Maintenant, je m’aperçois que ce “vivre plus” n’a aucun sens.

On vit, chaque jour, chaque minute, chaque instant. Il y a un proverbe qui dit : “L’homme est un éternel insatisfait”, je peux qu’acquiescer. Je pense que cela vient en partie de notre société, qui est toujours plus exigeante et qui nous force par conséquent à l’être aussi, envers nous-même et envers les autres. On idéalise les autres, leur vie, on se dit que la nôtre est misérable et on se relance dans la course. Triste réalité, je le conçois.

Je pense que cette dernière année m’a appris une chose essentielle : il n’y a pas de “mieux” ailleurs ou après, le mieux c’est maintenant. Faire chaque jour ce que l’on aime, suivre ses envies, ne pas avoir de regrets. Votre quotidien sera toujours merveilleux, si vous le vivez avec passion et acceptation. Une chanson populaire me revient alors en tête “Il en faut peu pour être heureux. Vraiment très peu pour être heureux. Il faut se satisfaire du nécessaire.”, maintenant que j’y repense, je me dis que ce n’est pas si bête. Faite ce qui vous plaît, ce qui anime votre petite flemme intérieure, ne laissez jamais la braise s’éteindre. Savoir s’écouter, suivre son cœur et son instinct, c’est peut-être cela la clé du bonheur…

En attendant, je vais retrouver un peu de calme dans ma vie, je sens que c’est ce dont j’ai besoin et je suis sûr que cela va me faire le plus grand bien !

Plein d’amour,

Kiss <3

Trouver ma place dans la société…

société

Je me suis toujours sentie en décalage, comme si chaque fois, j’étais au bord d’un virage, prêt à sauter, mais surtout, complètement pétrifiée. Je n’avais pas beaucoup d’amis, je n’étais pas vraiment comprise. J’ai toujours eu l’impression de nager à travers une foule hostile, de ne jamais être vraiment dans le mille. Alors, j’ai fini par apprendre à me taire, à faire comme tout les autres. Je suis petit à petit rentré dans le moule, puis avec le temps qui coule, rien n’à changé, j’étais toujours aussi inadaptée.

Puis, la vie a fait son chemin. J’ai essayé de suivre le rythme, le tempo, j’ai moi aussi fredonné les hymnes, j’ai arrêté de penser au beau. Alors, on s’efforce de tenir la cadence, de suivre la danse, porté par le groupe, on finit par former des troupes. Que ce soit à l’école, ou dans la famille, dans le pro, ou dans l’intime, il n’y a plus de place pour les questions, simplement pour l’exécution.

Pourtant, je n’ai jamais pu faire taire ma nature profonde, comme si elle ne pouvait cesser d’émettre des ondes. Je ne voulais pas les écouter, je ne voulais pas être une inadaptée. Alors, je me suis encore forcée, j’ai tout fait pour m’intégrer, pour moi aussi avoir ma place, dans cette société qui nous brasse. Pendant longtemps, j’ai réussi à faire illusion, comme un petit papillon, parfois je m’envolais, mais je finissais toujours par me poser. J’ai suivi le parcours “classique”, d’une scolarité banale, rien de vraiment génial. Les incompréhensions se sont accumulées, je ne comprenais pas toujours ce que l’on me demandait, mais j’ai exécuté, parce que c’est ce que l’on fait. J’avais choisi de faire taire ma pensée, de faire ce que la société voulait, m’anesthésier…

Dans certaines activités, je pouvais enfin me retrouver, libérer un peu mon âme d’enfant, prendre une grande respiration. Il y a eu le théâtre, l’écriture, la lecture, j’ai toujours aimé être au plus près de la nature. J’ai souvent été la psy, celle à qui on se confie, celle qui sourit, qui dit toujours oui. Alors, on m’a beaucoup parlé et pendant longtemps, ça a été cela ma place dans la société, celle qui écoutait.

Puis parfois, la vie nous met des baffes, certainement pour nous réveiller, nous dire que “stop”, il est temps de s’arrêter. J’ai encaissé les coups, j’ai baissé la tête, je me suis dit que c’était peut-être ma fête. Mais on est tous pareils, on finit toujours par se relever, par se dire que ça va aller, que ce n’est pas terminé. Aujourd’hui, je suis persuadé que les moments les plus durs de ma vie, sont ceux qui m’ont en réalité les plus apportés, ceux qui m’ont aidé à enfin m’affronter. J’ai perdu du poids, j’ai dit “merde” à ceux qui ne m’aimaient pas et j’ai décidé que plus jamais, je ne m’arrêterais de penser.

Depuis ce jour-là, la suite est un long chemin de recherche intérieur, parfois semé de bonheur, parfois remplit de malheurs. J’ai quitté la voie classique et j’ai décidé qu’il était temps de m’affirmer, que je ne voulais pas vivre toute ma vie, comme une opprimée. Je suis devenue végétarienne, puis vegan, j’ai voulu crier haut et fort mes valeurs, à bon entendeur. Puis on prend encore des parpaings, on se répète que tout ira bien, qu’il y a toujours un lendemain. J’ai essayé des choses, j’ai expérimenté, je me suis vautré, j’en suis revenue. Pourtant, il y a une seule chose que j’ai toujours gardée en tête, jamais je ne veux arrêter de me questionner.

Trouver sa place dans la société, est certainement l’une des choses les plus difficiles, à laquelle chaque être humain doit se confronter. Je suis intimement persuadé que ce n’est pas en un jour que cela se fait, mais que c’est un travail de toute une vie, comme un cadeau qu’elle nous fait, pour nous dire merci. Lire la suite de “Trouver ma place dans la société…”

Nouveau départ, quels sont vos objectifs 2018 ?

2018

En entamant 2018, on voit fleurir un peu partout les inévitables résolutions de la nouvelle année. Personnellement, je fais partie des gens qui trouvent que les résolutions sont un bon moyen de se challenger et surtout, de se donner une certaine ligne directrice pour partir du bon pied. En principe, chaque année, je réalise toujours une petite liste de résolutions atteignables, qui me donnent certains objectifs et me motivent à me dépasser. Comme j’en parlais dans mon dernier article, 2017 aura été une sacrée année, qui m’a beaucoup chamboulée et changée. Pour la deuxième année d’affilée, je me suis étonnée à découvrir que j’avais réussi la plupart des résolutions que j’avais écris un an plus tôt. Même si souvent, on écrit nos résolutions, plus dans l’espoir, que dans l’action, je suis contente de voir que je n’ai pas trop mal tenue la barque de mon année 2017. Pourtant, je veux une année 2018 tout autre ! Dans cet article, je vais donc partager avec vous, ce que j’attends de ma vie dans cette nouvelle année.

Pour commencer, 2017 m’a fait comprendre énormément de choses qui sont réellement importantes pour moi. Je veux donc placer 2018, sous des valeurs encore plus fortes et me réaliser dans des actions qui me correspondent.

Premièrement, je veux une année d’amour, de partage et d’altruisme. Je veux participer et m’engager dans des causes qui me tiennent à coeur. Faire plus de bénévolat dans des secteurs associatifs et pourquoi pas humanitaire. L’Asie m’a encore plus donné l’envie de partager avec l’autre, de donner et diffuser de l’amour sans compter. Dans l’idéal, je voudrai participer à des activités avec des personnes âgées et dans les hôpitaux avec des enfants malades. Dès que je vais être installé dans un endroit pour une longue période, je vais m’engager plus dans ces secteurs-là, qui m’animent réellement ! J’aime échanger, pouvoir discuter, voir les sourires, entendre les rires et sentir tous ces cœurs aimant, partager plein de bons moments ! Donner du bonheur, voilà ce que je souhaite au plus profond de mon cœur…

Deuxièmement, j’ai aussi envie d’avoir une année riche en culture et en apprentissage. 2018, je veux de l’artistique et je cherche un épanouissement encore plus grand sur le plan intellectuel. D’ailleurs, je prépare un gros projet qui arrivera prochainement ! Je me suis réellement découvert une âme d’artiste, que j’ai encore plus envie de nourrir chaque jour. Création et imagination, je veux développer de nouveaux talents. Entre écriture, photographie, vidéo et théâtre, je vais me donner à fond pour m’épanouir dans ces domaines que j’aime tant. Objectifs, écriture d’un livre minimum et continuer ce blog, me mettre enfin sérieusement à la vidéo YouTube, développer ma passion pour la photographie et me remettre au théâtre. Pour cette nouvelle année, je veux apprendre toujours plus, lire plein de livres, me cultiver, nourrir ma curiosité et créer, encore et toujours plus créer…! Lire la suite de “Nouveau départ, quels sont vos objectifs 2018 ?”

2017, c’est fini ! On fait le point ?

année

31 Décembre

00h01 – BANGKOK

2017, c’est fini !

Une belle année qui se termine à Bangkok, dans l’incroyable capitale Thaïlandaise. Demain, départ pour le Cambodge, qui sera le dernier pays de mon premier voyage en Asie…

2017, aura définitivement été une année incroyable ! Des rencontres et des expériences extraordinaires auront rythmées toute mon année et j’en suis plus que reconnaissante. Avec des rêves et de l’amour à n’en plus finir, c’était simplement magique ! Je vous renvoie à mon article sur mes 18 ans pour plus d’informations <3.

Bien sûr, 2017 aura aussi eu son lot de moments difficiles. Beaucoup de remises en question, de doutes et de changements de vie. J’ai énormément appris, changé et évolué, au cours de cette année. Aujourd’hui, je peux dire que je me connais un peu mieux qu’il y a un an et que chaque jour, j’essaye de découvrir un peu plus ce qui me correspond. Je ne cherche plus du tout les mêmes choses et j’espère que 2018 sera tout autre. Ni moins bien, ni mieux, juste différente. Je vous parlerai dans un prochain article, de mes objectifs 2018.

Cette année 2017, aura avant tout été l’année du voyage. Avec un total de 14 pays traversés, visités ou vécus, j’ai eu la chance de découvrir de nombreuses cultures. Des espagnols, aux suisses, aux grecques, en passant par les italiens, puis aux vietnamiens, pour finir par les thaïlandais et encore bien d’autres, que de magnifiques populations et rencontres. Avec des dizaines de langues entendues plus tard, je me suis réellement découvert une passion pour la multiplicité linguistique de notre monde !

Je peux aussi dire de cette année, qu’elle aura été riche en moyens de transport. De la marche, au stop, au bus, à la voiture, à l’avion, au train, aux bateaux, que d’instants magiques et inoubliables. Pour n’en citer que trois des plus marquants de cette année. Il y a eu la traversée de Patras en Grèce à Bari en Italie en bateau ferry, puis les 16h d’avion entre Paris et Bangkok ou encore les cinq heures de train local entre Ayutthaya et Sukhothai en Thaïlande, assis entre les wagons à regarder le couché du soleil. Difficiles de faire un choix, tellement il y a eu de beaux moments dans les transports cette année.

2017, aura aussi été l’année de l’expérimentation des différents modes de voyage et de logements. Le camping sauvage sur la plage, dans la forêt, près d’un lac, ou n’importe où ailleurs. Les auberges de jeunesse, avec leurs nuits de folie à discuter, à refaire le monde, à jouer, à tout simplement échanger. Des hôtels, des Airbnb, des nuits à l’aéroport, sur un bateau à Venise dans un port. Des nuits en voiture, à se plier, à s’entortiller, à chercher à se positionner. Que des souvenirs, des milliers de rires et beaucoup de plaisir…

Je ne regrette pour rien au monde, d’avoir pris cette deuxième année sabbatique. Tout cela m’a tellement appris. En effet, il a fallu que je me pousse dans mes retranchements, que je sorte de ma zone de confort et que je me confronte toujours plus à la vie et à mes peurs. Le plus gros défi de cette année, c’était de réussir à me prouver à moi-même que je pouvais le faire et que je pouvais vaincre mes angoisses et les surpasser.

J’ai toujours été une angoissée de tout. Que ce soit des gens, de la vie, ou juste sortir de chez moi est parfois un défi. Aujourd’hui, je me suis confronté à cela. Même si il y a parfois encore des rechutes, j’ai moins peur du monde. D’une certaine manière, j’ai certainement compris que tout cela était dans ma tête et j’avais juste besoin de gagner en confiance. Je suis de moins en moins angoissée et apeurée face à la vie, je me suis sans doute un peu endurcie. Comme on dit : « J’ai choppé le virus du voyage » et j’ai encore plus envie de découvrir le monde.

J’ai compris énormément de choses sur moi, mes fonctionnements, mes relations et mes réactions. Même si je ne sais toujours pas vers où je vais demain, des plans se dessinent doucement et cela m’est pour l’instant suffisant. Le plus important, c’est que je sais ce que je ne veux pas, ce que je ne veux plus et par conséquent, je sais un peu mieux ce que je veux réellement aujourd’hui. Chaque jour, je découvre un peu plus qui je suis et ce que je suis. Parfois, les résultats sont malheureux, c’est douloureux, mais je garde toujours l’espoir que ça finira par aller mieux…

En retombant sur la note iphone de mes objectifs 2017, je me suis rendu compte que j’avais atteint mes objectifs. J’ai eu mon permis, travaillé et mit de l’argent de côté, voyagé en Asie et acheté une voiture. L’année est bouclée et même si je pensais que cette année était un peu fofolle et bordélique à certains moments, j’ai quand même tenu mes résolutions.

L’année 2016 avait été importante alimentairement parlant. J’y ai perdu pas mal de poids et je suis devenu végétarienne puis vegan. De ce côté-là, j’ai continué sur ma lancée en 2017, il y a eu des périodes plus ou moins intensives et divers changements, mais dans l’ensemble, je me suis beaucoup épanouie dans la nourriture cette dernière année. Je vous parlerai de mon parcours alimentaire, qui a été riche en 2017, dans un prochain article.

Pour faire un point global, je dirai que 2017 aura été l’année de la remise en question et du challenge personnel. Par conséquent, c’est une année qui a été riche en émotions, autant positivement, que négativement. J’ai testé des choses et un peu à la manière d’un cobaye dans ma propre vie, j’ai pu expérimenter et analyser mes comportements et mes réactions. J’ai réalisé les choses qui sont réellement importantes pour moi et certaines vérités que je ne voulais pas admettre.

Je me suis rendu compte comment ma famille a une place importante dans ma vie – surtout depuis que je suis en Asie -, et la chance que j’ai de les avoir à mes côtés, qu’importe mes choix, qu’importe mes actions. Je suis vraiment reconnaissante d’avoir des parents extraordinaires et une famille que j’aime.

Hier soir, pendant cette dernière soirée, j’étais relativement songeuse et j’ai réalisé certaines choses. En 2017, je me suis beaucoup défié et je suis sortie de ma zone de confort. D’une certaine manière, c’est grâce à cela que j’ai pu avoir une année aussi riche et que j’ai réalisé autant de choses. Plus cette année a avancée, plus j’ai compris que beaucoup des choses que j’ai pu faire, était en réalité une manière de me combattre moi-même, d’essayer de fuir ce que je pouvais ressentir. Aujourd’hui, je ne veux plus me fuir. Je me suis beaucoup mit la pression cette année et j’ai plusieurs fois poussé mon corps et mon esprit à leurs limites. J’ai joué avec le feu et je me suis parfois brûlée. Au bord du précipice, j’ai toujours réussi à me relever et à savoir rebondir, je vais faire en sorte que cette nouvelle année continue sur cette même lancée.

Maintenant, que je sais un peu mieux ce que je suis et ce que je veux, je vais faire en sorte que 2018, ne soit pas l’année de l’expérimentation mais de la réalisation. Je me fais la promesse d’essayer d’assumer un peu plus ce que je suis au plus profond de moi-même et d’accepter d’arrêter de toujours vouloir me combattre. Durant cette année, je me suis beaucoup exposée et mise en situation de vulnérabilité face à moi-même et sincèrement, j’arrive au bout de cette année fatiguée. Bien sûr, tout ce que j’ai vécu était merveilleux, mais en 2018, j’ai besoin de consolider ce que j’ai appris et surtout, de me retrouver moi-même.

J’ai compris qu’en empruntant différents chemins, je finirai bien par trouver le mien…

Je vous souhaite une belle année 2018 à tous, remplie d’amour, de partage et de bonheur ! Il y aura des bas, des hauts, mais n’oubliez jamais de garder fois en vous-même et que rien n’est jamais définitif, tout peut changer à tout instant…

BIG KISS <3

PS : Cette photo a été prise, là où se situe le plus haut bouddha de Thaïlande. Selon la tradition, toucher ses pieds, apporte chance à celui qui le fait. Pour commencer cette nouvelle année, un peu de croyance ne fait pas de mal ;).

Parlons amour…C’est quoi aimer ?

amour

Aimer c’est donner. Partager sans conditions, sans compensations, c’est comme une soumission.

Il y a tellement d’amour dans ce monde et des milliers de gens qui diffusent leurs ondes.

Il suffit simplement de le reconnaître, de lui donner sa place, de dire que “oui”, que oui on en veut aussi.

Il y a tous ces matins où on se sent aimé, tous ces matins où n’y a plus de chagrin, où tout va bien. Puis, il y a tous ces jours où ça nous heurte, où notre cœur pleure et rien ne peut nous sauver, rien n’est assez fort pour nous soulager.

Il y a tous ces moments magiques, ceux qui nous semblent si féeriques, on voudrait que ça ne s’arrête jamais, on voudrait toujours pouvoir donner.

Un jour on m’a dit : “Aujourd’hui, on est là. Demain, on ne sait pas. Le jour où on passe de l’autre côté, on ne peut rien amener. La seule chose que l’on peut faire, c’est que l’on se souvienne de notre nom. Et pour ça, on a la chance de pouvoir donner, donner, donner, sans jamais compter”. Ce jour-là, j’ai compris. J’ai compris ce qui est réellement important pour moi. J’ai réalisé que je ne pouvais pas garder tout cet amour pour moi, que je devais le diffuser, que je ne voulais plus jamais m’arrêter. J’ai découvert la puissance du mot “Je t’aime” et les milliers de chose qu’il amène. Depuis ce jour-là, je sais que je veux que ma vie rime avec charité, qu’elle sonne avec donner, qu’elle tourne autour du verbe aimer. Je suis prête à tout donner, je n’ai plus peur d’aimer et surtout, de le montrer…

Pour moi, aimer, c’est partager notre amour et le faire sans détours. Aimer, c’est embrasser le monde et le remplir d’un torrent de sincérité. Aimer, c’est arrêter de penser, c’est accepter de se donner, d’exister à tout jamais.

L’amour est toujours à double option. Il peut être à la fois un don ou un poison, tout dépend ce que nous en faisons. L’amour peut nous illuminer, nous faire à nouveau rêver, nous donner matière à espérer. Tout devient nouveau, tout devient plus beau, on se sent sot.

Puis, il y a toutes ces fois où l’amour peut nous détruire, où il sait comment nous anéantir, où on n’arrive pas à résister, où l’on se laisse chuter. On voudrait se protéger, ne pas nous sentir couler, mais ça nous emporte, l’amour brise nos portes. Dans ces moments-là, on ne sait plus quoi faire, notre coeur brûle en enfer, on voudrait le faire taire. On n’y arrive pas, on se bat. On a perdu l’être qu’on aimait, on se sent abandonné, on aimerait tout arrêter, tout recommencer. On se demande où on a foiré, pourquoi c’est arrivé, pourquoi c’est terminé. On ne sait pas, on ne saura jamais, l’amour garde toujours ses secrets…

Quand on aime des gens, notre cœur est plus grand, il devient plus imposant, ils sont plus importants. Parfois, on aime juste un sourire, des milliers de rires, des centaines de petits riens, qui nous font tant de bien. L’amour a le pouvoir d’apaiser notre âme, de nous faire baisser les armes, de nous rendre plus vulnérable. Aimer, c’est se confier, c’est ouvrir son cœur, mettre de côté ses peurs. Aimer, c’est accepter de prendre le risque, que peut-être un jour, ça nous détruise. Aimer, c’est parfois souffrir et ne pas vouloir se le dire, continuer à se mentir. Aimer, c’est espérer, espérer que ça ne se finisse jamais, que toute notre vie on en a assez. L’amour est tout simplement beau, car dans notre cœur, il ne sonne jamais faux.

Hier, c’était le 25 Décembre, le jour de noël, un jour sans querelles. J’aime ces jours où l’on est tous réunis, tous unis, où l’on se sourit. J’aime ces moments où l’amour n’a pas de limites, où on le plébiscite, où il n’est plus illicite. Il devient comme une nécessité, on ne peut plus sans passer, on voudrait qu’il ne s’arrête jamais, on a peur d’en crever. Pour la première fois de ma vie, noël était sous le signe de la charité, j’ai jamais autant aimé, tant souris, tant ris. Il y avait tous ces enfants, remplis d’innocence, teintés d’inconscience. Ils étaient heureux d’exister, tellement joyeux de partager, de pouvoir échanger. Plus rien d’autre n’avait d’importance, l’amour donnait à tout cela un sens.

C’était une journée magique, de celles qui vous rappellent qu’il n’y a rien de plus beau que donner, qu’il ne faut jamais oublier d’aimer. Je me rappellerai à tout jamais de leurs sourires, de leurs million de rires, de leurs applaudissements, de la beauté de leurs dents. Tout était si beau, rien n’était faux. Tellement de moments de simplicité, remplient d’authenticité, portée par leur curiosité. Ces enfants méritent tous les honneurs, tellement de bonheurs, qu’on leur offrent enfin leur heure.

Durant cette journée, j’ai été heureuse. Jamais je ne pourrais oublier l’opportunité que la vie m’a donnée, la chance que j’ai eu d’y participer. Merci à eux de m’avoir offert ces moments de magie, ces moments qui n’ont pas de prix.

L’amour est le plus beau sentiment au monde, mais c’est aussi le plus dangereux, le plus tortueux. C’est celui qui peut à la fois nous détruire ou nous reconstruire, nous rendre heureux ou malheureux, faire notre bonheur ou notre malheur. C’est un sentiment fort en puissance et riche en insolence. Sans cesse en train de nous provoquer, il nous montre qui l’on est. Grâce à l’amour on se découvre, on s’ouvre, on devient plus grand, toujours plus puissant. On crée une fente dans notre cœur, on y laisse passer notre bonheur, on peut mieux le partager, faire en sorte que notre monde devienne parfait…

Aimer, c’est faire de l’autre sa priorité.

C’est lui montrer, lui prouver, le gâter.

Aimer, c’est donner, partager,

et faire en sorte que ça ne s’arrête jamais.

Aimer c’est construire,

parfois déconstruire, pour mieux reconstruire.

Aimer, c’est parfois hurler, pleurer, crier,

et en redemander, encore et encore, parce qu’on aime le décor.

Aimer c’est magique, parfois maléfique, mais toujours féerique…

Alors, j’ai dit “oui”. Oui à l’amour, oui à ce grand vautour. J’ai envie d’y croire, de croire que ça peut tous nous sauver. Qu’en aimant, on peut tous se réaliser, donner à notre monde, une nouvelle réalité…

Aimons-nous les uns les autres,

Joyeux noël à tous

Kiss <3

L’écriture, est-ce une thérapie ?

écriture

J’ai toujours aimé lire, écrire, bien choisir les mots, en faire des échos, tout faire pour que ça ne sonne pas faux. J’aime pouvoir jouer avec, les placer, les retourner, les inventer, les censurer, ou parfois même les supprimer. Avec les mots, il n’y pas de règles, tout est transformable, modifiable, toujours maniable. Chaque fois on peut les réinventer, leur donner une nouvelle manière d’exister, ne plus rien censurer.

Pour moi, l’écriture est ma porte sur un autre monde. C’est mon défouloir, mon exutoire, mon faire-valoir. Je peux me libérer, envoyer tout valser, ne plus rien contrôler. J’aime la douceur des mots, l’enchaînement des phrases, la mélodie des textes. Quand j’écris, plus rien ne me vexe. En mettant mes sentiments sur papier, j’arrive à oublier, à comprendre, à pardonner, à faire comme si rien n’existait. Je prends du recul, je fais baisser le cumul, je me sens plus apaisée, je peux enfin me reposer.

L’écriture me fait du bien. Quand j’écris, je me sens bien. Je me sens plus reposée, je voudrais que ça ne s’arrête jamais. L’écriture m’apaise, elle me met à mon aise. C’est comme une thérapie, elle m’enlève tous mes soucis, je souris.

J’aime la dynamique de l’écriture, toutes ces phrases qui s’enchaînent, tous ces mots qui se déchaînent. J’aime pouvoir faire valser les lettres, faire danser les mots, faire que tout cela soit beau. J’aime tout ce qu’on peut exprimer avec les mots, tout ce que l’on peut leur faire dire, tout ce qu’on peut retranscrire. Ils sont toujours teintés de sincérité, d’une belle authenticité, d’une tranchante simplicité.

Écrire n’est pas difficile, c’est plutôt même facile. Il suffit de se laisser emporter, de se laisser aller, de ne plus rien vouloir contrôler. Les mots nous bercent, nous traversent, se déversent, nous renversent. On ne peut pas y résister, on doit juste les appréhender, se mettre à leur portée, finir par les écouter. Tous les mots sont beaux, il ne faut pas qu’ils sonnent faux. Il faut apprendre à les sublimer, à leur donner la chance de se relever, à montrer ce qui est.

Nous sommes noyés dans les sentiments, bouffées par les émotions, traversés par des milliers de désagréments. L’écriture m’aide à me retrouver, à mieux me concentrer, à enfin me canaliser. C’est pour moi thérapeutique, ça m’aide à gérer les pics, à avoir des déclics. Lire la suite de “L’écriture, est-ce une thérapie ?”

Les jours où ça ne va pas, comment gérer son malheur ?

malheur

Il y a des jours où ça ne va pas, où rien ne va, où on se sent tout petit, où on voudrait que ça soit fini. Dans ces jours-là, la vie nous paraît si difficile, on voudrait juste rester au lit, ne pas avoir à se lever, ne pas avoir à se réveiller. On est perdus, nos sentiments sont confus, on voudrait s’en libérer, arriver à nous en décrocher. Mais on n’y arrive pas, c’est trop dur, ça fait trop mal. On n’arrive plus à gérer, on a peur de ne jamais être aimé, on ne peut pas tout contrôler.

Il y a tous ces jours où on se sent lasse, on voudrait juste que notre esprit se prélasse. On a envie de pleurer, de crier notre douleur, d’hurler notre malheur. On ne sait même pas pourquoi on est malheureux, pourquoi on est heureux. On voudrait tout arrêter, faire comme si plus rien existais. On se sent écorché, comme si tout allait s’écrouler. On a mal, ça nous heurte, ça nous effleure, comme une grande douleur. On n’a pas envie de faire d’efforts, pas envie d’y arriver, on fait tout pour échouer. Ça nous fait chier, on n’a pas envie de se lever, de faire semblant, de se stimuler, de simuler. On ne veut pas parler, on ne veut pas regarder, pas communiquer, on veut rester dans notre réalité. Les autres nous frappent, on dérape, on se sent blessés, déchirés, on voudrait pouvoir tout stopper.

On veut juste se mettre en boule, pleurer comme un bébé, dire qu’on ne va pas y arriver et accepter de ne pas être parfait. On voudrait soulager notre malheur, arracher notre cœur, faire comme si tout cela n’avait pas de valeurs. On crève d’envie de stopper nos sentiments, de dire que tout est bon. Mais on n’y arrive pas, on ne peut pas se mentir, on ne veut pas s’en sortir. Alors, on se complaît dans notre malheur, on accepte notre douleur, on lui laisse toute sa grandeur. On se laisse envahir, on veut bien se dévêtir, on arrête de lutter, on se met à tout lâcher. On peut enfin respirer, se sentir à nouveau exister, ne plus rien espérer. On se laisse porter par le flow de nos pensées, on n’a plus rien à contrôler, on n’a plus besoin de se cacher, on peut finalement se libérer.

Ainsi, dans tous ces moments avec soi-même, où la souffrance nous entraîne, où la peur nous emmène, où on ne peut pas résister, on doit juste accepter. Mais parfois, on n’arrive pas à accepter, on arrive plus à gérer. On a trop mal, c’est trop dur, on veut juste se renfermer, qu’on nous oublie, qu’on n’ai plus à exister. Des fois, on a peur, on ne peut pas s’échapper, on subit notre douleur, on n’arrive pas à la stopper. On ne comprend pas ce qu’on ressent, on voudrait que ça parte en un coup de vent. On ne veut pas à s’y confronter, on rêve d’un peu de simplicité. On est terrifié, apeuré par ce qui pourrait arriver, par cette hypothétique vérité, celle qui pourrait tout changer, transformer notre réalité. On ne veut pas comprendre, on ne veut pas changer, on ne veut pas se dire qu’on s’est peut-être tromper. Lire la suite de “Les jours où ça ne va pas, comment gérer son malheur ?”

Comment accepter notre impuissance ?

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Parfois, on se sent impuissant. On voudrait aider, sauver, taper, mais on ne peut pas agir, pas intervenir. Chaque jour, la vie nous confronte à des centaines d’affaires, où l’on ne peut rien faire. Que ce soit face à des événements, des comportements, des actions, il est parfois compliqué, d’accepter notre inutilité.

Depuis que je suis en Asie, j’ai été de nombreuses fois confrontée, à des choses que je ne pouvais pas contrôler. Il arrive souvent que nous côtoyons une misère, où la seule chose que l’on peut faire, c’est se taire. Face à ces choses-là, on est toujours un peu triste, triste de ne pas pouvoir aider, triste de ne pas faire assez. On a tendance à se sentir déconcerté, attristé, parfois même, à culpabiliser. On voudrait pouvoir faire plus, donner plus, mais notre incapacité, finit toujours par nous faire douter. Alors, on fait comme si rien n’existe, on devient laxiste. C’est ensuite dans une insolente culpabilité, qu’on décide d’abandonner.

Abandonner, c’est décider d’arrêter de se condamner, pour quelque chose qu’on ne peut pas contrôler. Abandonner, c’est accepter de lâcher prise, sur quelque chose où l’on n’a pas d’emprise. Abandonner, c’est accepter de dire OK, je ne peux pas aider. Loin d’être facile, c’est un choix compliqué, car il nous donne l’impression d’avoir échoué.

L’impuissance, est une des choses qui fait appel à notre conscience. Souvent, elle nous ramène à une triste vérité, une mauvaise réalité, qu’on préférait ignorer. En étant une offense à nos valeurs, elle grignote notre humeur, écorche notre honneur et sabote notre bonheur. Difficile d’y résister et pas facile à accepter, l’impuissance ronge nos pensées, comme si elle essayait de les enterrer, de nous soulager.

On ne peut pas toujours agir, toujours choisir, il faut aussi subir. On voudrait parfois crier, se révolter, dire que tout cela n’a pas de raisons, pas de justifications. On ne comprend pas, on ne veut pas, on voudrait pouvoir tout contrôler, que rien ne soit arrivé. Face à l’impuissance d’une situation, nous devons prendre une décision. Nous pouvons choisir de nous y confronter ou décider d’oublier. Dans les deux cas, il faudra finir par assumer.

Si j’ai décidé de partager ma réflexion, c’est parce que j’avais besoin de partager mon impuissance, comme une manière de soulager ma souffrance. J’ai longtemps culpabilisé, de ne pas pouvoir assez aider, de ne pas pouvoir solutionner les problèmes auxquels les gens étaient confrontés, de ne pas pouvoir les sauver. Notre société nous pousse à voir des choses, auxquels on ne veut pas se confronter, qu’il est simplement plus simple d’ignorer. Lire la suite de “Comment accepter notre impuissance ?”

Intéressé de tout, dois-je choisir ?

Avant, dans la vie, j’avais un problème, je devais choisir…

Oooh mais quelle misère, je ne veux pas choisir. Quelle angoisse, cette histoire. CHOISIR, CHOISIR, CHOISIR, arrêtez de rabâcher ! Vous me stressez…

J’ai jamais compris pourquoi les hommes voulaient absolument choisir. On est sans cesse obligé de faire des choix, de se condamner, de s’enfermer. Hop, tu as choisis, c’est fini !

On doit choisir des études, un métier et pas tergiverser. On doit choisir nos passions, nos activités et s’y engager. Une fois commencé, on doit terminer, parce que c’est pas bien de tout arrêter…

Mais moi, je ne veux pas choisir. J’aime tout, je suis curieuse de tout, je ne peux pas faire de choix, je ne veux pas faire des croix. Je m’en fiche de commencer et de parfois, pas terminer. Tu veux savoir quoi ? J’ai beaucoup d’oeuvres inachevées et je ne me sens même pas angoissée. Moi j’aime bien me questionner, me renseigner, m’intéresser, expérimenter, essayer. Je suis une curieuse. J’aime lire, écouter, regarder, m’informer. Je ne veux pas avoir de quota, je ne veux pas limiter mes choix.

Les gens veulent toujours qu’on choisisse, qu’on tranche, qu’on se décide. Mais comment décider ? J’ai toujours été égarée. Dans cette société du choix, tu n’as pas le choix. Arrêter de me questionner, je n’ai pas envie de me décider, je ne veux rien arrêter, je suis une passionnée.

J’ai toujours entendu dire qu’il ne fallait pas trop de passions, qu’il fallait se limiter, se concentrer, pour mieux se focaliser. Mais moi, j’ai trop de curiosité, trop de pensées, trop d’idées, c’est ce qui nourrit ma créativité. Je me délecte de tout, tout est beau, tout m’intéresse, tout me caresse. Je ne veux pas briser cette chaîne de l’intérêt, ça pourrait peut-être me tuer.

On m’a souvent reprochée de papillonner de ne pas savoir me décider de tout commencer, de ne rien terminer. Mais je n’arrive pas à choisir. J’ai l’impression que quand je choisis, je m’enferme, je me cloisonne, je me façonne. Ensuite, je me sens angoissée, emprisonnée, je n’arrive plus à respirer. J’ai besoin de tout casser, de tout recommencer, juste pour voir ce que ça fait, ce que ça pourrait donner.

Dans cette société, quand tu décides, tu dois te justifier, donner un sens, dire pourquoi tu le fais. “Pourquoi tu fais ce métier ?”, “Pourquoi ces études et qu’est-ce que tu vas faire après ?”, “Tu en as pas marre de commencer des nouvelles activités ?”. Tant de questions et pas de solutions. J’en sais rien, arrêtez de me demander, je verrai, la vie sait ce qu’elle fait.

C’est quand j’ai arrêté de vouloir donner un sens à tout, une utilité, que j’ai pu recommencer à tout envisager. Je peux tout faire, tout aimer, tout étudier, j’ai plus besoin de me cloîtrer, de décider, de me conditionner. Je me sens libre, d’avoir enfin laissé s’évader toute ma curiosité, d’avoir ouvert toutes les portes de ma créativité, je me sens vibrer.

Alors oui, je suis parfois comme une abeille, je me pose, je butine, je prends mon temps, je ne suis pas stressée, pas pressée, je me laisse le temps de savourer. Puis parfois, il y a des coups de vents, les feuilles bougent, je suis agitée, j’ai envie de bouger, je me laisse m’envoler, j’avance vers des nouveaux projets, une nouvelle destinée. Des fois, je n’arrive pas à me poser, à me focaliser, je n’arrête pas de recommencer, de me réorienter, il y a trop d’opportunités, je suis égaré. Alors, je fais un peu de tout, je suis une touche à tout, je ne suis pas obligé de choisir, j’aime bien découvrir. Et puis, plus je nourris ma curiosité, plus je suis bourrée de créativité. J’ai besoin que ça sorte, que ça me transporte. Lire la suite de “Intéressé de tout, dois-je choisir ?”