Nouveau départ, quels sont vos objectifs 2018 ?

2018

En entamant 2018, on voit fleurir un peu partout les inévitables résolutions de la nouvelle année. Personnellement, je fais partie des gens qui trouvent que les résolutions sont un bon moyen de se challenger et surtout, de se donner une certaine ligne directrice pour partir du bon pied. En principe, chaque année, je réalise toujours une petite liste de résolutions atteignables, qui me donnent certains objectifs et me motivent à me dépasser. Comme j’en parlais dans mon dernier article, 2017 aura été une sacrée année, qui m’a beaucoup chamboulée et changée. Pour la deuxième année d’affilée, je me suis étonnée à découvrir que j’avais réussi la plupart des résolutions que j’avais écris un an plus tôt. Même si souvent, on écrit nos résolutions, plus dans l’espoir, que dans l’action, je suis contente de voir que je n’ai pas trop mal tenue la barque de mon année 2017. Pourtant, je veux une année 2018 tout autre ! Dans cet article, je vais donc partager avec vous, ce que j’attends de ma vie dans cette nouvelle année.

Pour commencer, 2017 m’a fait comprendre énormément de choses qui sont réellement importantes pour moi. Je veux donc placer 2018, sous des valeurs encore plus fortes et me réaliser dans des actions qui me correspondent.

Premièrement, je veux une année d’amour, de partage et d’altruisme. Je veux participer et m’engager dans des causes qui me tiennent à coeur. Faire plus de bénévolat dans des secteurs associatifs et pourquoi pas humanitaire. L’Asie m’a encore plus donné l’envie de partager avec l’autre, de donner et diffuser de l’amour sans compter. Dans l’idéal, je voudrai participer à des activités avec des personnes âgées et dans les hôpitaux avec des enfants malades. Dès que je vais être installé dans un endroit pour une longue période, je vais m’engager plus dans ces secteurs-là, qui m’animent réellement ! J’aime échanger, pouvoir discuter, voir les sourires, entendre les rires et sentir tous ces cœurs aimant, partager plein de bons moments ! Donner du bonheur, voilà ce que je souhaite au plus profond de mon cœur…

Deuxièmement, j’ai aussi envie d’avoir une année riche en culture et en apprentissage. 2018, je veux de l’artistique et je cherche un épanouissement encore plus grand sur le plan intellectuel. D’ailleurs, je prépare un gros projet qui arrivera prochainement ! Je me suis réellement découvert une âme d’artiste, que j’ai encore plus envie de nourrir chaque jour. Création et imagination, je veux développer de nouveaux talents. Entre écriture, photographie, vidéo et théâtre, je vais me donner à fond pour m’épanouir dans ces domaines que j’aime tant. Objectifs, écriture d’un livre minimum et continuer ce blog, me mettre enfin sérieusement à la vidéo YouTube, développer ma passion pour la photographie et me remettre au théâtre. Pour cette nouvelle année, je veux apprendre toujours plus, lire plein de livres, me cultiver, nourrir ma curiosité et créer, encore et toujours plus créer…! Lire la suite de “Nouveau départ, quels sont vos objectifs 2018 ?”

2017, c’est fini ! On fait le point ?

année

31 Décembre

00h01 – BANGKOK

2017, c’est fini !

Une belle année qui se termine à Bangkok, dans l’incroyable capitale Thaïlandaise. Demain, départ pour le Cambodge, qui sera le dernier pays de mon premier voyage en Asie…

2017, aura définitivement été une année incroyable ! Des rencontres et des expériences extraordinaires auront rythmées toute mon année et j’en suis plus que reconnaissante. Avec des rêves et de l’amour à n’en plus finir, c’était simplement magique ! Je vous renvoie à mon article sur mes 18 ans pour plus d’informations <3.

Bien sûr, 2017 aura aussi eu son lot de moments difficiles. Beaucoup de remises en question, de doutes et de changements de vie. J’ai énormément appris, changé et évolué, au cours de cette année. Aujourd’hui, je peux dire que je me connais un peu mieux qu’il y a un an et que chaque jour, j’essaye de découvrir un peu plus ce qui me correspond. Je ne cherche plus du tout les mêmes choses et j’espère que 2018 sera tout autre. Ni moins bien, ni mieux, juste différente. Je vous parlerai dans un prochain article, de mes objectifs 2018.

Cette année 2017, aura avant tout été l’année du voyage. Avec un total de 14 pays traversés, visités ou vécus, j’ai eu la chance de découvrir de nombreuses cultures. Des espagnols, aux suisses, aux grecques, en passant par les italiens, puis aux vietnamiens, pour finir par les thaïlandais et encore bien d’autres, que de magnifiques populations et rencontres. Avec des dizaines de langues entendues plus tard, je me suis réellement découvert une passion pour la multiplicité linguistique de notre monde !

Je peux aussi dire de cette année, qu’elle aura été riche en moyens de transport. De la marche, au stop, au bus, à la voiture, à l’avion, au train, aux bateaux, que d’instants magiques et inoubliables. Pour n’en citer que trois des plus marquants de cette année. Il y a eu la traversée de Patras en Grèce à Bari en Italie en bateau ferry, puis les 16h d’avion entre Paris et Bangkok ou encore les cinq heures de train local entre Ayutthaya et Sukhothai en Thaïlande, assis entre les wagons à regarder le couché du soleil. Difficiles de faire un choix, tellement il y a eu de beaux moments dans les transports cette année.

2017, aura aussi été l’année de l’expérimentation des différents modes de voyage et de logements. Le camping sauvage sur la plage, dans la forêt, près d’un lac, ou n’importe où ailleurs. Les auberges de jeunesse, avec leurs nuits de folie à discuter, à refaire le monde, à jouer, à tout simplement échanger. Des hôtels, des Airbnb, des nuits à l’aéroport, sur un bateau à Venise dans un port. Des nuits en voiture, à se plier, à s’entortiller, à chercher à se positionner. Que des souvenirs, des milliers de rires et beaucoup de plaisir…

Je ne regrette pour rien au monde, d’avoir pris cette deuxième année sabbatique. Tout cela m’a tellement appris. En effet, il a fallu que je me pousse dans mes retranchements, que je sorte de ma zone de confort et que je me confronte toujours plus à la vie et à mes peurs. Le plus gros défi de cette année, c’était de réussir à me prouver à moi-même que je pouvais le faire et que je pouvais vaincre mes angoisses et les surpasser.

J’ai toujours été une angoissée de tout. Que ce soit des gens, de la vie, ou juste sortir de chez moi est parfois un défi. Aujourd’hui, je me suis confronté à cela. Même si il y a parfois encore des rechutes, j’ai moins peur du monde. D’une certaine manière, j’ai certainement compris que tout cela était dans ma tête et j’avais juste besoin de gagner en confiance. Je suis de moins en moins angoissée et apeurée face à la vie, je me suis sans doute un peu endurcie. Comme on dit : « J’ai choppé le virus du voyage » et j’ai encore plus envie de découvrir le monde.

J’ai compris énormément de choses sur moi, mes fonctionnements, mes relations et mes réactions. Même si je ne sais toujours pas vers où je vais demain, des plans se dessinent doucement et cela m’est pour l’instant suffisant. Le plus important, c’est que je sais ce que je ne veux pas, ce que je ne veux plus et par conséquent, je sais un peu mieux ce que je veux réellement aujourd’hui. Chaque jour, je découvre un peu plus qui je suis et ce que je suis. Parfois, les résultats sont malheureux, c’est douloureux, mais je garde toujours l’espoir que ça finira par aller mieux…

En retombant sur la note iphone de mes objectifs 2017, je me suis rendu compte que j’avais atteint mes objectifs. J’ai eu mon permis, travaillé et mit de l’argent de côté, voyagé en Asie et acheté une voiture. L’année est bouclée et même si je pensais que cette année était un peu fofolle et bordélique à certains moments, j’ai quand même tenu mes résolutions.

L’année 2016 avait été importante alimentairement parlant. J’y ai perdu pas mal de poids et je suis devenu végétarienne puis vegan. De ce côté-là, j’ai continué sur ma lancée en 2017, il y a eu des périodes plus ou moins intensives et divers changements, mais dans l’ensemble, je me suis beaucoup épanouie dans la nourriture cette dernière année. Je vous parlerai de mon parcours alimentaire, qui a été riche en 2017, dans un prochain article.

Pour faire un point global, je dirai que 2017 aura été l’année de la remise en question et du challenge personnel. Par conséquent, c’est une année qui a été riche en émotions, autant positivement, que négativement. J’ai testé des choses et un peu à la manière d’un cobaye dans ma propre vie, j’ai pu expérimenter et analyser mes comportements et mes réactions. J’ai réalisé les choses qui sont réellement importantes pour moi et certaines vérités que je ne voulais pas admettre.

Je me suis rendu compte comment ma famille a une place importante dans ma vie – surtout depuis que je suis en Asie -, et la chance que j’ai de les avoir à mes côtés, qu’importe mes choix, qu’importe mes actions. Je suis vraiment reconnaissante d’avoir des parents extraordinaires et une famille que j’aime.

Hier soir, pendant cette dernière soirée, j’étais relativement songeuse et j’ai réalisé certaines choses. En 2017, je me suis beaucoup défié et je suis sortie de ma zone de confort. D’une certaine manière, c’est grâce à cela que j’ai pu avoir une année aussi riche et que j’ai réalisé autant de choses. Plus cette année a avancée, plus j’ai compris que beaucoup des choses que j’ai pu faire, était en réalité une manière de me combattre moi-même, d’essayer de fuir ce que je pouvais ressentir. Aujourd’hui, je ne veux plus me fuir. Je me suis beaucoup mit la pression cette année et j’ai plusieurs fois poussé mon corps et mon esprit à leurs limites. J’ai joué avec le feu et je me suis parfois brûlée. Au bord du précipice, j’ai toujours réussi à me relever et à savoir rebondir, je vais faire en sorte que cette nouvelle année continue sur cette même lancée.

Maintenant, que je sais un peu mieux ce que je suis et ce que je veux, je vais faire en sorte que 2018, ne soit pas l’année de l’expérimentation mais de la réalisation. Je me fais la promesse d’essayer d’assumer un peu plus ce que je suis au plus profond de moi-même et d’accepter d’arrêter de toujours vouloir me combattre. Durant cette année, je me suis beaucoup exposée et mise en situation de vulnérabilité face à moi-même et sincèrement, j’arrive au bout de cette année fatiguée. Bien sûr, tout ce que j’ai vécu était merveilleux, mais en 2018, j’ai besoin de consolider ce que j’ai appris et surtout, de me retrouver moi-même.

J’ai compris qu’en empruntant différents chemins, je finirai bien par trouver le mien…

Je vous souhaite une belle année 2018 à tous, remplie d’amour, de partage et de bonheur ! Il y aura des bas, des hauts, mais n’oubliez jamais de garder fois en vous-même et que rien n’est jamais définitif, tout peut changer à tout instant…

BIG KISS <3

PS : Cette photo a été prise, là où se situe le plus haut bouddha de Thaïlande. Selon la tradition, toucher ses pieds, apporte chance à celui qui le fait. Pour commencer cette nouvelle année, un peu de croyance ne fait pas de mal ;).

Laisserons-nous l’art nous émouvoir ?

art

Parlons art…,

L’art ne se comprend pas, ne nous ment pas, on le ressent, c’est comme un doux vent. L’art nous donne des frissons, nous rend bon, nous émeut, on est plus heureux.

Il a des milliers de manière de s’exprimer, de nous montrer ce qui l’est, de nous toucher. Parfois, on arrive à peine à l’apercevoir, à un peu l’entrevoir, à le concevoir. D’autres fois, c’est une évidence, il trompe nos sens. Peut-on réellement lui faire vraiment confiance ?

Dans l’art, on montre ce qui n’existe pas, on voit l’invisible, l’insipide, l’indicible. Tout à coup, tout est là et en un instant, tout s’en va. L’art est atypique, parfois cosmique, avec son petit goût féerique, tout devient magique. L’art n’a pas de règles, tout est possible, tout devient audible, c’est facile. Il suffit d’y croire, de le vouloir, de le laisser nous émouvoir. L’art nous montre notre être, va plus loin que le paraître. Il nous transcende, nous sonde, émet des milliers d’ondes. L’art est immortel, intemporel, c’est une pure merveille.

Les artistes se déchaînent, nous montrent leur peine, leur haine, ce qui les enchaînent. L’artiste est mêlé à son oeuvre, il ne peut pas s’en détacher, il ne peut pas l’oublier, il a besoin de la réaliser, il ne peut pas s’en débarrasser. Pour l’artiste, l’art est un échappatoire, un exutoire, il dit à ses pensées au revoir. Notre oeuvre est comme notre bébé, on a besoin de l’accoucher, de lui donner la vie, de lui dire merci.

Tout est dans la magie de l’art, c’est prendre le simple et le rendre sublime, l’illuminer, l’âbimer, tout changer. Un moindre rien devient beau, on sublime le faux, tout n’est plus que merveille, on s’émerveille. Tout devient magique, plus rien n’est pathétique, ni catastrophique. L’art nous fait relativiser, nous aide à oublier, la vie n’est plus compliquée, la page est tournée.

Le plus bel art est celui de la contemplation, c’est comme une omission, on doit s’oublier, simplement se laisser porter. À nos yeux, plus rien d’autre n’existe, seule l’oeuvre persiste, elle nous existe. Elle titille nos sens, provoque notre essence, fait grimper notre conscience. Tout notre être est plus alerte, on se croit poète, ça nous fait tourner la tête. L’art résout tout, nous dissous, on se sent saoul. On se laisse porter, s’envoler, on perd pied. On a plus peur, tout a plus de saveur, tout n’est que grandeur, l’art devient notre sauveur. Lire la suite de “Laisserons-nous l’art nous émouvoir ?”

Parlons amour…C’est quoi aimer ?

amour

Aimer c’est donner. Partager sans conditions, sans compensations, c’est comme une soumission.

Il y a tellement d’amour dans ce monde et des milliers de gens qui diffusent leurs ondes.

Il suffit simplement de le reconnaître, de lui donner sa place, de dire que “oui”, que oui on en veut aussi.

Il y a tous ces matins où on se sent aimé, tous ces matins où n’y a plus de chagrin, où tout va bien. Puis, il y a tous ces jours où ça nous heurte, où notre cœur pleure et rien ne peut nous sauver, rien n’est assez fort pour nous soulager.

Il y a tous ces moments magiques, ceux qui nous semblent si féeriques, on voudrait que ça ne s’arrête jamais, on voudrait toujours pouvoir donner.

Un jour on m’a dit : “Aujourd’hui, on est là. Demain, on ne sait pas. Le jour où on passe de l’autre côté, on ne peut rien amener. La seule chose que l’on peut faire, c’est que l’on se souvienne de notre nom. Et pour ça, on a la chance de pouvoir donner, donner, donner, sans jamais compter”. Ce jour-là, j’ai compris. J’ai compris ce qui est réellement important pour moi. J’ai réalisé que je ne pouvais pas garder tout cet amour pour moi, que je devais le diffuser, que je ne voulais plus jamais m’arrêter. J’ai découvert la puissance du mot “Je t’aime” et les milliers de chose qu’il amène. Depuis ce jour-là, je sais que je veux que ma vie rime avec charité, qu’elle sonne avec donner, qu’elle tourne autour du verbe aimer. Je suis prête à tout donner, je n’ai plus peur d’aimer et surtout, de le montrer…

Pour moi, aimer, c’est partager notre amour et le faire sans détours. Aimer, c’est embrasser le monde et le remplir d’un torrent de sincérité. Aimer, c’est arrêter de penser, c’est accepter de se donner, d’exister à tout jamais.

L’amour est toujours à double option. Il peut être à la fois un don ou un poison, tout dépend ce que nous en faisons. L’amour peut nous illuminer, nous faire à nouveau rêver, nous donner matière à espérer. Tout devient nouveau, tout devient plus beau, on se sent sot.

Puis, il y a toutes ces fois où l’amour peut nous détruire, où il sait comment nous anéantir, où on n’arrive pas à résister, où l’on se laisse chuter. On voudrait se protéger, ne pas nous sentir couler, mais ça nous emporte, l’amour brise nos portes. Dans ces moments-là, on ne sait plus quoi faire, notre coeur brûle en enfer, on voudrait le faire taire. On n’y arrive pas, on se bat. On a perdu l’être qu’on aimait, on se sent abandonné, on aimerait tout arrêter, tout recommencer. On se demande où on a foiré, pourquoi c’est arrivé, pourquoi c’est terminé. On ne sait pas, on ne saura jamais, l’amour garde toujours ses secrets…

Quand on aime des gens, notre cœur est plus grand, il devient plus imposant, ils sont plus importants. Parfois, on aime juste un sourire, des milliers de rires, des centaines de petits riens, qui nous font tant de bien. L’amour a le pouvoir d’apaiser notre âme, de nous faire baisser les armes, de nous rendre plus vulnérable. Aimer, c’est se confier, c’est ouvrir son cœur, mettre de côté ses peurs. Aimer, c’est accepter de prendre le risque, que peut-être un jour, ça nous détruise. Aimer, c’est parfois souffrir et ne pas vouloir se le dire, continuer à se mentir. Aimer, c’est espérer, espérer que ça ne se finisse jamais, que toute notre vie on en a assez. L’amour est tout simplement beau, car dans notre cœur, il ne sonne jamais faux.

Hier, c’était le 25 Décembre, le jour de noël, un jour sans querelles. J’aime ces jours où l’on est tous réunis, tous unis, où l’on se sourit. J’aime ces moments où l’amour n’a pas de limites, où on le plébiscite, où il n’est plus illicite. Il devient comme une nécessité, on ne peut plus sans passer, on voudrait qu’il ne s’arrête jamais, on a peur d’en crever. Pour la première fois de ma vie, noël était sous le signe de la charité, j’ai jamais autant aimé, tant souris, tant ris. Il y avait tous ces enfants, remplis d’innocence, teintés d’inconscience. Ils étaient heureux d’exister, tellement joyeux de partager, de pouvoir échanger. Plus rien d’autre n’avait d’importance, l’amour donnait à tout cela un sens.

C’était une journée magique, de celles qui vous rappellent qu’il n’y a rien de plus beau que donner, qu’il ne faut jamais oublier d’aimer. Je me rappellerai à tout jamais de leurs sourires, de leurs million de rires, de leurs applaudissements, de la beauté de leurs dents. Tout était si beau, rien n’était faux. Tellement de moments de simplicité, remplient d’authenticité, portée par leur curiosité. Ces enfants méritent tous les honneurs, tellement de bonheurs, qu’on leur offrent enfin leur heure.

Durant cette journée, j’ai été heureuse. Jamais je ne pourrais oublier l’opportunité que la vie m’a donnée, la chance que j’ai eu d’y participer. Merci à eux de m’avoir offert ces moments de magie, ces moments qui n’ont pas de prix.

L’amour est le plus beau sentiment au monde, mais c’est aussi le plus dangereux, le plus tortueux. C’est celui qui peut à la fois nous détruire ou nous reconstruire, nous rendre heureux ou malheureux, faire notre bonheur ou notre malheur. C’est un sentiment fort en puissance et riche en insolence. Sans cesse en train de nous provoquer, il nous montre qui l’on est. Grâce à l’amour on se découvre, on s’ouvre, on devient plus grand, toujours plus puissant. On crée une fente dans notre cœur, on y laisse passer notre bonheur, on peut mieux le partager, faire en sorte que notre monde devienne parfait…

Aimer, c’est faire de l’autre sa priorité.

C’est lui montrer, lui prouver, le gâter.

Aimer, c’est donner, partager,

et faire en sorte que ça ne s’arrête jamais.

Aimer c’est construire,

parfois déconstruire, pour mieux reconstruire.

Aimer, c’est parfois hurler, pleurer, crier,

et en redemander, encore et encore, parce qu’on aime le décor.

Aimer c’est magique, parfois maléfique, mais toujours féerique…

Alors, j’ai dit “oui”. Oui à l’amour, oui à ce grand vautour. J’ai envie d’y croire, de croire que ça peut tous nous sauver. Qu’en aimant, on peut tous se réaliser, donner à notre monde, une nouvelle réalité…

Aimons-nous les uns les autres,

Joyeux noël à tous

Kiss <3

L’écriture, est-ce une thérapie ?

écriture

J’ai toujours aimé lire, écrire, bien choisir les mots, en faire des échos, tout faire pour que ça ne sonne pas faux. J’aime pouvoir jouer avec, les placer, les retourner, les inventer, les censurer, ou parfois même les supprimer. Avec les mots, il n’y pas de règles, tout est transformable, modifiable, toujours maniable. Chaque fois on peut les réinventer, leur donner une nouvelle manière d’exister, ne plus rien censurer.

Pour moi, l’écriture est ma porte sur un autre monde. C’est mon défouloir, mon exutoire, mon faire-valoir. Je peux me libérer, envoyer tout valser, ne plus rien contrôler. J’aime la douceur des mots, l’enchaînement des phrases, la mélodie des textes. Quand j’écris, plus rien ne me vexe. En mettant mes sentiments sur papier, j’arrive à oublier, à comprendre, à pardonner, à faire comme si rien n’existait. Je prends du recul, je fais baisser le cumul, je me sens plus apaisée, je peux enfin me reposer.

L’écriture me fait du bien. Quand j’écris, je me sens bien. Je me sens plus reposée, je voudrais que ça ne s’arrête jamais. L’écriture m’apaise, elle me met à mon aise. C’est comme une thérapie, elle m’enlève tous mes soucis, je souris.

J’aime la dynamique de l’écriture, toutes ces phrases qui s’enchaînent, tous ces mots qui se déchaînent. J’aime pouvoir faire valser les lettres, faire danser les mots, faire que tout cela soit beau. J’aime tout ce qu’on peut exprimer avec les mots, tout ce que l’on peut leur faire dire, tout ce qu’on peut retranscrire. Ils sont toujours teintés de sincérité, d’une belle authenticité, d’une tranchante simplicité.

Écrire n’est pas difficile, c’est plutôt même facile. Il suffit de se laisser emporter, de se laisser aller, de ne plus rien vouloir contrôler. Les mots nous bercent, nous traversent, se déversent, nous renversent. On ne peut pas y résister, on doit juste les appréhender, se mettre à leur portée, finir par les écouter. Tous les mots sont beaux, il ne faut pas qu’ils sonnent faux. Il faut apprendre à les sublimer, à leur donner la chance de se relever, à montrer ce qui est.

Nous sommes noyés dans les sentiments, bouffées par les émotions, traversés par des milliers de désagréments. L’écriture m’aide à me retrouver, à mieux me concentrer, à enfin me canaliser. C’est pour moi thérapeutique, ça m’aide à gérer les pics, à avoir des déclics. Lire la suite de “L’écriture, est-ce une thérapie ?”

Les jours où ça ne va pas, comment gérer son malheur ?

malheur

Il y a des jours où ça ne va pas, où rien ne va, où on se sent tout petit, où on voudrait que ça soit fini. Dans ces jours-là, la vie nous paraît si difficile, on voudrait juste rester au lit, ne pas avoir à se lever, ne pas avoir à se réveiller. On est perdus, nos sentiments sont confus, on voudrait s’en libérer, arriver à nous en décrocher. Mais on n’y arrive pas, c’est trop dur, ça fait trop mal. On n’arrive plus à gérer, on a peur de ne jamais être aimé, on ne peut pas tout contrôler.

Il y a tous ces jours où on se sent lasse, on voudrait juste que notre esprit se prélasse. On a envie de pleurer, de crier notre douleur, d’hurler notre malheur. On ne sait même pas pourquoi on est malheureux, pourquoi on est heureux. On voudrait tout arrêter, faire comme si plus rien existais. On se sent écorché, comme si tout allait s’écrouler. On a mal, ça nous heurte, ça nous effleure, comme une grande douleur. On n’a pas envie de faire d’efforts, pas envie d’y arriver, on fait tout pour échouer. Ça nous fait chier, on n’a pas envie de se lever, de faire semblant, de se stimuler, de simuler. On ne veut pas parler, on ne veut pas regarder, pas communiquer, on veut rester dans notre réalité. Les autres nous frappent, on dérape, on se sent blessés, déchirés, on voudrait pouvoir tout stopper.

On veut juste se mettre en boule, pleurer comme un bébé, dire qu’on ne va pas y arriver et accepter de ne pas être parfait. On voudrait soulager notre malheur, arracher notre cœur, faire comme si tout cela n’avait pas de valeurs. On crève d’envie de stopper nos sentiments, de dire que tout est bon. Mais on n’y arrive pas, on ne peut pas se mentir, on ne veut pas s’en sortir. Alors, on se complaît dans notre malheur, on accepte notre douleur, on lui laisse toute sa grandeur. On se laisse envahir, on veut bien se dévêtir, on arrête de lutter, on se met à tout lâcher. On peut enfin respirer, se sentir à nouveau exister, ne plus rien espérer. On se laisse porter par le flow de nos pensées, on n’a plus rien à contrôler, on n’a plus besoin de se cacher, on peut finalement se libérer.

Ainsi, dans tous ces moments avec soi-même, où la souffrance nous entraîne, où la peur nous emmène, où on ne peut pas résister, on doit juste accepter. Mais parfois, on n’arrive pas à accepter, on arrive plus à gérer. On a trop mal, c’est trop dur, on veut juste se renfermer, qu’on nous oublie, qu’on n’ai plus à exister. Des fois, on a peur, on ne peut pas s’échapper, on subit notre douleur, on n’arrive pas à la stopper. On ne comprend pas ce qu’on ressent, on voudrait que ça parte en un coup de vent. On ne veut pas à s’y confronter, on rêve d’un peu de simplicité. On est terrifié, apeuré par ce qui pourrait arriver, par cette hypothétique vérité, celle qui pourrait tout changer, transformer notre réalité. On ne veut pas comprendre, on ne veut pas changer, on ne veut pas se dire qu’on s’est peut-être tromper. Lire la suite de “Les jours où ça ne va pas, comment gérer son malheur ?”

Comment accepter notre impuissance ?

impuissance

Parfois, on se sent impuissant. On voudrait aider, sauver, taper, mais on ne peut pas agir, pas intervenir. Chaque jour, la vie nous confronte à des centaines d’affaires, où l’on ne peut rien faire. Que ce soit face à des événements, des comportements, des actions, il est parfois compliqué, d’accepter notre inutilité.

Depuis que je suis en Asie, j’ai été de nombreuses fois confrontée, à des choses que je ne pouvais pas contrôler. Il arrive souvent que nous côtoyons une misère, où la seule chose que l’on peut faire, c’est se taire. Face à ces choses-là, on est toujours un peu triste, triste de ne pas pouvoir aider, triste de ne pas faire assez. On a tendance à se sentir déconcerté, attristé, parfois même, à culpabiliser. On voudrait pouvoir faire plus, donner plus, mais notre incapacité, finit toujours par nous faire douter. Alors, on fait comme si rien n’existe, on devient laxiste. C’est ensuite dans une insolente culpabilité, qu’on décide d’abandonner.

Abandonner, c’est décider d’arrêter de se condamner, pour quelque chose qu’on ne peut pas contrôler. Abandonner, c’est accepter de lâcher prise, sur quelque chose où l’on n’a pas d’emprise. Abandonner, c’est accepter de dire OK, je ne peux pas aider. Loin d’être facile, c’est un choix compliqué, car il nous donne l’impression d’avoir échoué.

L’impuissance, est une des choses qui fait appel à notre conscience. Souvent, elle nous ramène à une triste vérité, une mauvaise réalité, qu’on préférait ignorer. En étant une offense à nos valeurs, elle grignote notre humeur, écorche notre honneur et sabote notre bonheur. Difficile d’y résister et pas facile à accepter, l’impuissance ronge nos pensées, comme si elle essayait de les enterrer, de nous soulager.

On ne peut pas toujours agir, toujours choisir, il faut aussi subir. On voudrait parfois crier, se révolter, dire que tout cela n’a pas de raisons, pas de justifications. On ne comprend pas, on ne veut pas, on voudrait pouvoir tout contrôler, que rien ne soit arrivé. Face à l’impuissance d’une situation, nous devons prendre une décision. Nous pouvons choisir de nous y confronter ou décider d’oublier. Dans les deux cas, il faudra finir par assumer.

Si j’ai décidé de partager ma réflexion, c’est parce que j’avais besoin de partager mon impuissance, comme une manière de soulager ma souffrance. J’ai longtemps culpabilisé, de ne pas pouvoir assez aider, de ne pas pouvoir solutionner les problèmes auxquels les gens étaient confrontés, de ne pas pouvoir les sauver. Notre société nous pousse à voir des choses, auxquels on ne veut pas se confronter, qu’il est simplement plus simple d’ignorer. Lire la suite de “Comment accepter notre impuissance ?”

Intéressé de tout, dois-je choisir ?

Avant, dans la vie, j’avais un problème, je devais choisir…

Oooh mais quelle misère, je ne veux pas choisir. Quelle angoisse, cette histoire. CHOISIR, CHOISIR, CHOISIR, arrêtez de rabâcher ! Vous me stressez…

J’ai jamais compris pourquoi les hommes voulaient absolument choisir. On est sans cesse obligé de faire des choix, de se condamner, de s’enfermer. Hop, tu as choisis, c’est fini !

On doit choisir des études, un métier et pas tergiverser. On doit choisir nos passions, nos activités et s’y engager. Une fois commencé, on doit terminer, parce que c’est pas bien de tout arrêter…

Mais moi, je ne veux pas choisir. J’aime tout, je suis curieuse de tout, je ne peux pas faire de choix, je ne veux pas faire des croix. Je m’en fiche de commencer et de parfois, pas terminer. Tu veux savoir quoi ? J’ai beaucoup d’oeuvres inachevées et je ne me sens même pas angoissée. Moi j’aime bien me questionner, me renseigner, m’intéresser, expérimenter, essayer. Je suis une curieuse. J’aime lire, écouter, regarder, m’informer. Je ne veux pas avoir de quota, je ne veux pas limiter mes choix.

Les gens veulent toujours qu’on choisisse, qu’on tranche, qu’on se décide. Mais comment décider ? J’ai toujours été égarée. Dans cette société du choix, tu n’as pas le choix. Arrêter de me questionner, je n’ai pas envie de me décider, je ne veux rien arrêter, je suis une passionnée.

J’ai toujours entendu dire qu’il ne fallait pas trop de passions, qu’il fallait se limiter, se concentrer, pour mieux se focaliser. Mais moi, j’ai trop de curiosité, trop de pensées, trop d’idées, c’est ce qui nourrit ma créativité. Je me délecte de tout, tout est beau, tout m’intéresse, tout me caresse. Je ne veux pas briser cette chaîne de l’intérêt, ça pourrait peut-être me tuer.

On m’a souvent reprochée de papillonner de ne pas savoir me décider de tout commencer, de ne rien terminer. Mais je n’arrive pas à choisir. J’ai l’impression que quand je choisis, je m’enferme, je me cloisonne, je me façonne. Ensuite, je me sens angoissée, emprisonnée, je n’arrive plus à respirer. J’ai besoin de tout casser, de tout recommencer, juste pour voir ce que ça fait, ce que ça pourrait donner.

Dans cette société, quand tu décides, tu dois te justifier, donner un sens, dire pourquoi tu le fais. “Pourquoi tu fais ce métier ?”, “Pourquoi ces études et qu’est-ce que tu vas faire après ?”, “Tu en as pas marre de commencer des nouvelles activités ?”. Tant de questions et pas de solutions. J’en sais rien, arrêtez de me demander, je verrai, la vie sait ce qu’elle fait.

C’est quand j’ai arrêté de vouloir donner un sens à tout, une utilité, que j’ai pu recommencer à tout envisager. Je peux tout faire, tout aimer, tout étudier, j’ai plus besoin de me cloîtrer, de décider, de me conditionner. Je me sens libre, d’avoir enfin laissé s’évader toute ma curiosité, d’avoir ouvert toutes les portes de ma créativité, je me sens vibrer.

Alors oui, je suis parfois comme une abeille, je me pose, je butine, je prends mon temps, je ne suis pas stressée, pas pressée, je me laisse le temps de savourer. Puis parfois, il y a des coups de vents, les feuilles bougent, je suis agitée, j’ai envie de bouger, je me laisse m’envoler, j’avance vers des nouveaux projets, une nouvelle destinée. Des fois, je n’arrive pas à me poser, à me focaliser, je n’arrête pas de recommencer, de me réorienter, il y a trop d’opportunités, je suis égaré. Alors, je fais un peu de tout, je suis une touche à tout, je ne suis pas obligé de choisir, j’aime bien découvrir. Et puis, plus je nourris ma curiosité, plus je suis bourrée de créativité. J’ai besoin que ça sorte, que ça me transporte. Lire la suite de “Intéressé de tout, dois-je choisir ?”

La quête de sens, est-ce la cause de notre malheur ?

sens

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler d’un sujet qui me touche particulièrement, celui de la quête de sens dans sa vie…

Je ne cesse d’entendre, de voir, de lire, des gens qui veulent donner un sens à tout, à rien, mais surtout, à leur vie. J’ai l’impression que nous sommes de plus en plus dans une société, où donner un sens est devenu une nécessité. Sans doute, que ce n’est pas une nouveauté et que cela a toujours excité. Mais j’ai maintenant l’inquiétante impression, que nous sommes tous paumés, égarés, à la recherche d’une certaine vérité.

En regardant une vidéo de SolangeTeParle ce matin, j’ai relevé une phrase qui m’a interpellée et j’ai envie de te la partager.

« Dès lors que je décidais de continuer à vivre, il fallait que ça ai du sens. »

Encore une fois, à travers ce personnage torturé, je peux observer ce besoin de trouver un sens, une évidence, une utilité, quelque chose qui nous donne envie d’avancer.

Je suis intimement persuadé, que nous sommes tous plus ou moins, sans cesse en train de chercher un sens. Nous cherchons un sens aux actions, aux décisions, aux comportements, aux obligations. Que ce soit pour nous ou pour autrui, donner du sens nous semble une évidence. N’est-ce pas là où justement, commence les malheurs de notre vie ? J’entame ici une simple réflexion, résultat de mes propres questionnements, sans jugements, sans prétentions, sans soucis, juste pour voir ce que j’en dit.

À passer notre vie à vouloir donner du sens, on finit par en oublier de vivre. Tout doit être réglé, organisé, structuré, on ne veut pas avoir à improviser. Alors, on se met à trouver des utilités à toutes nos activités. Je me suis longtemps demandé, à propos de tout et de n’importe quoi : “Mais pourquoi ?”. Début d’un questionnement sans finalité, je n’ai jamais réellement réussi à trouver une vérité. On se met des objectifs, on cherche des buts, des raisons, des occupations. On fait les choses, sans vraiment savoir pourquoi et ensuite, on est malheureux, alors on cherche un sens, mais on ne trouve pas. C’est une boucle sans fin, remplie de mauvais venin. On voudrait que tout ai une utilité, certainement le résultat de cette société de la productivité.

Combien de fois on m’a demandé : “Dans quel but ?”, quand j’entamais une nouvelle activité. J’ai toujours été embarrassé par ce genre de question, je ne sais pas quoi répondre, j’en ai souvent moi-même aucune idée. Par culpabilité, j’ai longtemps voulu moi-aussi donner un sens à mes actions, leur donner un semblant d’utilité, d’efficacité. Mais honnêtement, ça m’a toujours gonflé. Moi, j’aime bien faire les choses pour rien. Parce qu’en réalité, je pense qu’il n’y a jamais rien de fait pour rien. Toutes les choses ont leurs raisons propres d’exister, pas besoin d’essayer d’en trouver. Personnellement, j’ai tout simplement plus envie de me justifier, d’essayer de prouver ou de faire adhérer à mes projets. En fait, je m’en fiche de donner du sens, je veux juste faire ce qui me fait rêver, à l’instanté.

Bien sûr, parfois ça peut sembler bête, sans avoir ni queue, ni tête. Mais aujourd’hui, je n’ai plus peur du regard des autres, d’être différente, parfois déroutante. À quoi bon vouloir absolument nous justifier ? Qu’est-ce que nous voulons prouver ? De toute façon, ce n’est jamais assez. Alors, j’ai laissé tomber. J’ai décidé d’arrêter de chercher un sens à tout et de simplement me laisser porter, d’enfin me mettre à exister. Ainsi, ma vie devient chaque jour un peu plus d’une déconcertante facilité, je peux même sentir la douceur de cette simplicité.

Je vois partout autour de moi des gens courir, après quoi ? Je ne sais pas. Sommes-nous tous perdus, égarés, vulnérable à cette intraitable société ? Et si on acceptait d’arrêter de chercher un sens à tout et qu’on se mettait simplement à faire les choses par plaisir. Loin de cette pression de l’utilité, de la productivité, juste de quoi apprécier ce que l’on fait.

Dès notre plus jeune enfance, on est embrigadé dans cette quête du sens, on est même terrifié par son absence. On va à l’école, pour bien travailler, afin d’avoir ensuite, un bon métier. On veut absolument choisir les bonnes études, ne pas essayer, ne pas échouer, ne pas se tromper. On veut trouver tout, tout de suite, avoir le métier de nos rêves, celui qui donnera un sens à notre vie, celui qui fera que tous les matins, on se lèvera avec envie. On ne veut pas souffrir, on ne veut pas être malheureux, on veut que ce soit facile, d’une simplicité d’imbécile. Mais malheureusement, ça ne fonctionne pas, ça ne marche pas comme ça et comme on a tout idéalisé, rêvé, on est déconcerté, désabusé.

C’est quand plus personne ne nous tient la main, que notre monde vacille et que parfois, il s’écroule. On voudrait tout planifier, mais ça ne cesse jamais d’échouer, de foirer, de nous tromper. On est bouffé par les angoisses, on a peur de rater notre vie, de perdre notre temps. Mais comme on ne trouve pas, on finit par se dire que tout est fini, qu’on est un incompris, un abruti. Alors, qu’est-ce qu’on fait ? Doit-on continuer de chercher ? Lire la suite de “La quête de sens, est-ce la cause de notre malheur ?”

Être casanier, est-ce un problème ?

Depuis le plus longtemps que je m’en souvienne, j’ai toujours fait partie des gens un peu casanier. J’aime bien rester chez moi, dans mon lit, dans mes draps. J’apprécie de passer des journées entières, comme un lion dans ma tanière. Dans mon petit chez moi, il n’y fait pas froid. J’y suis bien, j’y suis posée, je n’ai pas envie d’en bouger.

En effet, je fais partie des gens qui peuvent rester des journées entières chez soi, enfermé, sans bouger et sans jamais m’ennuyer. J’adore faire des activités : lire, écrire, apprendre, travailler, méditer, chanter, danser, me reposer, etc. Si c’est dans mon petit intérieur, mon bonheur est encore meilleur.

En réalité, j’aime bien vivre comme ça, dans une forme de simplicité, d’authenticité. Je n’ai pas besoin d’absolument sortir, me divertir ou m’occuper, je suis bien avec moi et ça me va. Pourtant, j’ai mis très longtemps à comprendre et surtout, à accepter ce trait de caractère chez moi. J’ai toujours voulu faire “plus”, organisé, contrôlé. Pendant des années, je me suis étouffé.

Dans la société d’aujourd’hui, “rien faire” n’est plus permis. Il faut toujours travailler, avoir des activités, sortir, en bref, s’occuper. Un peu malgré nous, on rentre à notre tour dans cette spirale de la productivité, de l’efficacité. On travaille pour avoir plus d’argent, argent dont n’on pas le temps de profiter. On fait des activités pour prouver qu’on est actif, on sort, pour montrer qu’on a des amis, qu’on est sociable, qu’on a une vie.

“De là vient que les hommes aiment tant le bruit et le remuement. De là vient que la prison est un supplice si horrible. De là vient que le plaisir de la solitude est une chose incompréhensible. Et c’est enfin le plus grand sujet de félicité de la condition des rois de ce qu’on essaie sans cesse à les divertir et à leur procurer toutes sortes de plaisirs.” Les Pensées de Blaise Pascal

Ainsi, on se force à sortir, à faire des activités, à faire semblant que cela nous plaît. Avec le temps, on finit par s’y habituer et peut-être même, à aimer. Pourtant, on fond de nous, on le sait, on est toujours un grand casanier.

Alors, pour résister, pour ne pas tout lâcher, on continue à se mentir au fond de soi, on ne veut pas baisser les bras. On s’invente des objectifs, des to-do lists, pour prouver qu’on est occupé, pour ne pas culpabiliser de ne pas travailler, de ne pas faire des activités.

J’ai réellement pu remarquer cela dans mon fonctionnement, durant ce voyage en Asie. Pendant le premier mois et demi, je n’ai pas cessé de bouger, de courir d’une ville à l’autre, de visiter, en gros, de m’occuper. J’étais complètement terrifié par l’idée de ne rien faire, de ne pas bouger, de ne pas assez profiter. Le problème, c’est qu’à force de me mettre cette pression du temps, j’ai commencé à fatiguer, à me lasser. Je n’avais plus qu’une envie, enfin me poser.

“Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre.” Les Pensées de Blaise Pascal

C’est à ce moment-là, que j’ai réalisé qu’être casanier était dans mon caractère. Certaines personnes adorent être tout le temps en mouvement, tout le temps dans l’agitation, dans l’animation. Mais moi, j’ai besoin de mes moments, j’ai besoin de me poser, de me relaxer, de me cocooner. C’est peut-être bête à dire, mais je n’aime pas me sentir secoué, stressé, déboussolé.

Bien sûr, j’apprécie les moments de partage, d’échange, être entouré, rigoler, discuter. J’adore rencontrer des nouvelles personnes, bouger et faire plein d’activités. Mais au bout d’un moment, j’ai besoin de déconnecter, de me retrouver, de pouvoir à nouveau me recentrer.

En voyageant le plus souvent avec des gens et en en rencontrant énormément, j’ai encore plus pu m’apercevoir de toute l’énergie que cela demande, de toujours communiquer, de toujours devoir parler. Et encore plus, quand ce n’est pas dans ta langue natale et que ça te demande un effort de concentration plus important. Toujours s’adapter à un nouveau lieu, à des nouveaux gens, à entamer des nouvelles conversations et à répondre à plein de questions. J’ai fini par me sentir dépassé et complètement étouffé, j’avais besoin de retrouver un peu de tranquillité.

Après avoir passé quelques jours à me recentrer sur moi-même et sur mes activités, j’ai décidé de revenir à Ayutthaya, dans cette ville où je me sens comme chez moi. J’y ai retrouvé Linjong et ma petite famille de coeur, que j’ai rencontré ici. En vivant avec eux, j’ai pu observer leur mode de vie et j’en ai été plus que surpris. Ces femmes ne s’arrêtent jamais, toujours en extérieur, à participer à des activités, à travailler, à se donner. J’admire beaucoup leur ténacité, dans cette vie d’activités. Elles ne se posent jamais et ne dorment franchement pas assez, mais pourtant, elles sont heureuses de toujours bouger.

Pendant un temps, j’ai suivi le rythme, j’ai essayé de les imiter, afin de comprendre leur manière de fonctionner. Être toujours dehors, à courir partout, à en faire un maximum, pour ne pas s’arrêter, pour ne pas sortir de cette bulle de productivité. Mais honnêtement, au bout d’un moment, ça m’a soulé, j’étais vidé, j’avais besoin d’à nouveau me retrouver.

Petit à petit, je comprends de plus en plus ce qui me convient, ce qui fait que je me sens bien. Personnellement, être casanière me permet de me recentrer sur moi-même, sur mes projets, sur mes pensées, sur mes idées. L’agitation du monde extérieur, empêche mon esprit de se canaliser, de se ressourcer. J’ai besoin de me retrouver dans mon petit “chez moi”, dans mon monde, dans mon univers, afin de pouvoir à nouveau respirer, rêver, créer, imaginer.

“Ainsi s’écoule toute la vie, on cherche le repos en combattant quelques obstacles. Et si on les a surmontés, le repos devient insupportable par l’ennui qu’il engendre. Il en faut sortir et mendier le tumulte.” Les Pensées de Blaise Pascal

Quand je suis avec des gens, j’ai besoin de parler, de partager, d’échanger, de discuter. Je ne sais pas me taire, on me l’a assez reproché ;). Par conséquent, pour moi, être casanière, ce n’est pas être associable ou renfermé. Bien au contraire, c’est apprendre à passer du temps avec soi-même, à s’occuper de soi, à faire ce qu’il nous plaît, à se ressourcer. Ainsi, quand nous sommes ensuite accompagnés, on est plus en paix avec nous-même, on peut encore plus partager, on apprécie d’autant plus les activités.

J’ai longtemps voulu refouler ce côté casanier, parce que c’est socialement mal accepté. Pour la plupart des gens, rester chez soi, c’est s’ennuyer, se renfermer et ne plus exister. Nous ne sommes pas en train de travailler, ou de nous socialiser, alors qu’est-ce qu’on fait ? Rien ? Bien sûr que non, on prend du temps pour soi, pour faire d’autres activités, pour libérer notre créativité, pour nous éclater.

Être chez moi, j’aime ça ! J’aime pouvoir rester en pyjama, ne pas me préparer, boire du thé, chanter, danser, rigoler, m’’évader. Je pourrais rester des jours entiers, sans sortir, juste à lire, à écrire, à penser, à créer, à imaginer, à rêver, à m’extasier. Parce que l’extraordinaire, je le trouve dans l’ordinaire, toutes les petites choses, deviennent d’une beauté à contempler. J’aime me cuisiner du riz, me poser dans mon lit, siroter un bon thé et regarder les gouttes de pluie tombées. J’aime passer des heures, envelopper dans un doux plaide, à lire un bon pavé, à ne plus rien penser. J’aime passer du temps à glander, à méditer, à me chouchouter, à ne pas stresser, sans avoir besoin de me justifier.

“Un homme qui a assez de bien pour vivre, s’il savait demeurer chez soi avec plaisir, n’en sortirait pas pour aller sur la mer ou au siège d’une place. On n’achète une charge à l’armée si cher, que parce qu’on trouverait insupportable de ne bouger de la ville. Et on ne recherche les conversations et les divertissements des jeux que parce qu’on ne peut demeurer chez soi avec plaisir. Etc.” Les Pensées de Blaise Pascal

J’aime tous les petits moments de la vie, que je les vive seule ou en bonne compagnie, je suis épanouie. J’ai décidé de finir par accepter d’être casanière, parce que ça me fait du bien, parce que j’en ai envie, parce que c’est un besoin. Cela m’est nécessaire, alors à quoi bon vouloir trop en faire. Parfois j’ai envie de sortir, de voir des gens, de m’occuper, de passer du bon temps. Et puis parfois, les gens me stressent, ils m’oppressent, j’ai pas envie de parler, de partager, j’ai envie de me retrouver.

“Et ils ont un autre instinct secret qui reste de la grandeur de notre première nature, qui leur fait connaître que le bonheur n’est en effet que dans le repos et non pas dans le tumulte.” Les Pensées de Blaise Pascal

Alors, dans ces moments-là, j’ai décidé d’arrêter de me culpabiliser, de ne pas bouger et de profiter de l’instant présent, des petits choses qui font mon bonheur et soulage mes peurs. Parfois, rester chez-nous, nous permet de nous protéger du monde extérieur, de rentrer dans notre petite bulle, de nous retrouver, de nous ressourcer. Y a-t-il quelque chose de mal à vouloir se déconnecter ? À vouloir décrocher de la réalité ? Personnellement, j’ai décidé de l’accepter et de ne plus m’en soucier.

J’ai décidé d’argumenter cette article avec quelques citations du philosophe Blaise Pascal, tirées des Pensées, chapitre sur le divertissement. Ce sont des passages que j’ai trouvé particulièrement justes et qui ont sus résonner en moi, j’espère que vous saurez vous aussi les apprécier…

Et toi, tu en penses quoi d’être casanier ?

Kiss <3