année sabbatique

Tu veux arrêter tes études ? Tu as envie d’une année sabbatique pour faire une pause ? Tu es perdu dans ton orientation post-bac ? Tu te demandes ce que tu vas faire si tu arrêtes ? Tu es sur le bon article !

Aujourd’hui, j’ai décidé de te parler d’un sujet que j’ai très peu abordé sur ce blog ou sur mes réseaux : l’arrêt de mes études. En 2016, après deux très belles années bercées par la philo, j’ai obtenu un baccalauréat littéraire. Plutôt bonne élève au lycée, j’avais tout à fait les capacités de faire des études supérieures. D’ailleurs, mon prof de philo voulait m’envoyer à Sciences Po. Pourtant moi, depuis l’enfance, je voulais faire un métier en rapport avec l’humain. La psychologie m’a toujours tentée, mais les effectifs m’ont poussé vers une licence de sociologie. Ni une, ni deux, rentrée à la fac en Septembre.

À vrai dire, j’en avais un peu ma claque du système scolaire et de leurs méthodes d’apprentissage bêtes et méchantes. En arrivant à la fac, grande angoissée que je suis, ça n’a pas vraiment collé entre nous. Des centaines de personnes entassées dans un amphithéâtre, avec des profs qui dictent des cours par coeur durant plusieurs heures, non merci. Je me suis très vite demandé ce que je foutais là, au milieu d’autres étudiants qui pour la plupart, n’en savaient rien non plus.

En tant qu’hypersensible, je fais partie des personnes pour qui les choses doivent avoir du sens et nous passionnées. Je pense que j’aurais pu trouver la sociologie passionnante, mais l’enseignement proposé à la fac ne me convenait pas. J’avais besoin d’une pause dans mon parcours scolaire et de me questionner sur ce que je voulais vraiment faire. Quelques jours plus tard, j’ai donc arrêté mes études pour prendre une “année sabbatique”. Cela fait maintenant trois ans.

Je sais que lorsque l’on choisit de faire différemment, cela soulève toujours des questionnements et des craintes en nous et autour de nous. Personnellement, mes parents ont bien réagi et ils m’ont fait confiance. Je sais que cela n’est pas le cas dans toutes les familles. Pourtant, si je devais vous conseiller une chose à ce sujet, c’est de vous faire confiance et de montrer à votre entourage que vous savez ce que vous faites. Je donnerai plus de conseils et d’astuces dans un prochain article sur le sujet.

Une fois fait notre coming-out, il est temps de voir ce que l’on va faire. Pas de panique, vous avez le temps et pour une fois, aucune contrainte. Personnellement, après avoir passé un bon mois dans mon lit, en me disant que j’étais une ratée, j’ai finalement admis que ma vie n’allait pas s’arrêter là et que j’aurai beaucoup d’autres opportunités. Il y a des centaines de choses à faire et à expérimenter en dehors du système scolaire, vous allez bien trouver. À chacun sa méthode, mais pourquoi ne pas faire une liste de ce que vous aimeriez faire durant année sabbatique, de vos ambitions hors études, de vos rêves, etc. Tout est possible avec confiance et détermination.

À l’époque, je n’avais pas du tout la même manière de voir la vie qu’aujourd’hui. J’ai appris petit à petit à faire confiance à mon instinct et à écouter ce que me dicte mon coeur et les petits signes de la vie. J’estime que rien n’arrive par hasard. Chaque chose se passe au bon moment, pour nous apprendre et nous faire vivre une chose en particulier. Si vous ressentez qu’il est l’heure pour vous de faire autre chose que de rester assis sur une chaise, si vous ne vous sentez pas à votre place, si vous avez envie de vivre d’autres expériences, lancez-vous ! Vous serez toujours à tant de reprendre après, il n’y a pas de drame !

Pour revenir à mon parcours et vous donner quelques idées à entreprendre durant votre année sabbatique, je vais vous parler de ce que moi j’ai fait durant mes trois années d’arrêt. Comme de nombreux jeunes à la sortie du lycée, je n’avais pas un rond, donc j’ai d’abord travaillé pour renflouer les caisses et pouvoir entreprendre un projet derrière.

Durant cinq mois, j’ai donc travaillé différents postes en grande surface. Rien de bien passionnant, mais cela m’a permis de réfléchir au monde du salariat et à ce que je ne voulais surtout pas pour mon avenir. Je n’en garde pas un mauvais souvenir, surtout grâce aux belles personnes que j’ai rencontrées. J’avais trouvé un très bon deal, vu que je bossais en cdd à la semaine, je n’avais jamais les mêmes horaires et des payes plutôt intéressantes.

En parallèle, je continuais à bosser sur ce blog et à me former à différents secteurs (développement personnel, entrepreneuriat, bien-être, etc). J’ai toujours été très curieuse et je me suis toujours auto-formé par moi-même. Je pense que c’est primordial d’avoir une curiosité et une soif d’apprentissage importante quand on entame une année sabbatique. Ne plus étudier, ne veut pas dire, ne plus apprendre.

Ensuite, argent en poche, j’avais dans l’idée différentes choses et la vie m’a tout simplement guidée sur ce chemin. J’ai d’abord fait une rencontre fortuite avec un jeune homme qui faisait deux mois en stop. Durant trois jours j’ai expérimenté ce mode de voyage en stop et j’ai tellement adoré, que je voulais absolument recommencer.

Puis, je suis entré dans le monde de l’entrepreneuriat, j’ai rencontré des gens extraordinaires qui avaient la même philosophie que moi. Pourtant, je sentais qu’il était trop tôt pour moi pour me lancer dans ce domaine, j’avais envie de liberté et la vie allait m’en donner. Avec une amie, je suis repartie en stop dans le sud de la France. Puis, tout c’est emballé.

Finalement, nous avons rencontrés des suisses et je suis resté avec eux trois mois. Cela m’a permis de travailler dans un festival en Suisse et d’augmenter encore ma cagnotte, mais aussi de faire deux road-trips en Europe. Cela a été une aventure éprouvante, mais riche en apprentissage et en expérience. Je les ai quitté et j’ai pris un billet sur un coup de tête : direction Bangkok.

Depuis plusieurs années, je ressentais l’envie d’aller en Thaïlande, je ne sais pas pourquoi ce pays m’appelait. Du coup billet en poche, sac à dos sur les épaules et me voilà parti en solo pour plusieurs mois. Je suis resté cinq mois en Asie du Sud-Est et j’ai visité quatre pays différents. La Thaïlande restera mon pays de coeur, celui où j’ai fait les plus belles rencontres. Ce voyage a été une expérience incroyable, j’ai fait des rencontres magiques et j’ai eu beaucoup de chance dans les aventures que j’ai vécues là-bas. Je ne regrette absolument pas le choix que j’ai fait de stopper mes études pour voir autre chose et découvrir de nouveaux horizons.

Je trouve que la période après le bac est idéale pour entreprendre ce type de projet. En général, une fois les études accomplies, on se lance sur le marché du travail et la machine des responsabilités s’emballent. Voilà pourquoi je trouve intéressant de voir autre chose avant et cela permet aussi de mieux se connaître et de s’orienter plus intelligemment !

Par la suite, j’ai été prise pour faire un service civique dans une association d’écriture. Le service civique est aussi une excellente opportunité lorsque que l’on fait une année sabbatique. Faire un service civique permet de découvrir le système associatif, de faire des rencontres et d’acquérir des compétences dans un domaine qui nous intéresse. Personnellement, cela a été une très bonne expérience et le fait de pouvoir en partie travailler à distance, m’a confirmé qu’à terme c’est la manière dont je veux pouvoir travailler.

Faire une pause dans ses études est aussi une opportunité de prendre le temps de développer des activités et des projets personnels qui nous tiennent à cœur. Durant ces trois années, j’ai continué à entretenir mon intérêt pour l’écriture sur ce blog par exemple. Je me suis découvert un attrait important pour l’art sous toutes ses formes (photographie, aquarelle, illustration, etc) et j’ai persévéré dans cette voie.

En parallèle, j’ai continué à entretenir ma passion pour les secteurs du bien-être et de la santé au naturel. Tout le cheminement spirituel que j’ai eu durant ces trois années de pause m’a apporté énormément et a été salvateur. Stopper un parcours classique et scolaire permet de se poser des questions par soi-même et d’apprendre à réfléchir sur nos propres points d’intérêt. Pour une fois depuis notre naissance, on peut penser par nous-même et on est libre de choisir comment construire nos journées. Cela est une grande chance, qui demande d’être curieux, de savoir gérer son autonomie et surtout, de se faire confiance !

Au bout de trois ans d’années sabbatiques, j’ai décidé de reprendre mes études. La vie m’a confirmé ce choix en me permettant d’intégrer une formation d’art graphique – communication digitale très sélective dans ma ville. Comme d’habitude quand je suis sur le bon chemin, tout c’est fait naturellement et je n’ai eu qu’à suivre le flow. Je parle de cette notion très importante dans mon dernier article “Suivre le Flow et lâcher prise”. Je sais que même si cela ne va pas être évident au début, je suis enfin prête et motivé à intégrer une formation et mon choix est beaucoup plus réfléchi qu’il y a trois ans.

J’ai décidé d’écrire une petite série d’articles sur le fait d’arrêter ses études et de faire une année sabbatique. Ainsi, j’espère rassurer tous les étudiants qui hésitent et qui paniquent à l’idée de faire une pause et de quitter le système classique quelque temps. Je tiens à montrer la multitude de parcours qui sont possibles et les nombreuses opportunités que cela peut engendrer. Je compte faire au minimum deux prochains articles sur ce sujet : un article avec des conseils pour entamer son année sabbatique sereinement et un article “portrait” d’une amie qui elle aussi à arrêter ses études en même temps que moi.

Si j’ai une seule chose à vous conseiller avant une année sabbatique, c’est celle-ci : Faites-vous confiance ! Il n’est jamais trop tard, il n’y a pas de pièges, si les choses doivent se passer ainsi, c’est que c’est ce dont vous avez besoin.

Petit + : Si ce sujet vous intéresse, j’ai récemment écouté le podcast “Le Dimancheavec l’interview d’Anaïs Jousset sur ce sujet. Un podcast très intéressant qui permet d’avoir un retour sur l’entrée dans le monde de l’entrepreunariat post-bac.



Partagez si vous avez aimé ! :)